Politique

Éthiopie : Hailemariam Desalegn, un ex-Premier ministre en retraite active

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Mis à jour le 16 janvier 2020 à 11:07

Interview d’Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien et président de l’Union africaine, à l’hôtel Meurice. A Paris le 19 avril 2013. © Bruno LEVY POUR JA

Alors qu’Abiy Ahmed, son successeur, poursuit un ambitieux programme de réformes politiques, Hailemariam Desalegn, l’ancien Premier ministre éthiopien, reste très actif depuis sa démission.

Invité d’honneur de Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UA, au sommet de Nouakchott, en juillet 2018, il s’est beaucoup investi au sein de l’organisation continentale. Il a ainsi dirigé deux missions d’observation, l’une au Zimbabwe pour la présidentielle de juillet 2018, l’autre au Nigeria pour le scrutin de février 2019.

Lors de sa mission à Harare, Desalegn a déclenché une polémique en s’affichant aux côtés de Mengistu Haile Mariam, l’ex-chef de l’État éthiopien. Installé dans la capitale zimbabwéenne depuis 1991 et la chute du Derg, le Négus rouge est en effet accusé d’avoir causé la mort de centaines de milliers de personnes durant ses dix-sept années de règne.

Référendum

Outre ses missions pour l’UA, Desalegn s’est impliqué avec son parti, le Mouvement démocratique des peuples du sud de l’Éthiopie, dans l’organisation du référendum, qui, en novembre dernier, a consacré l’autonomie de la région de la Sidama (Sud-Ouest).