Entreprises & marchés

[Tribune] De quels « champions nationaux » l’Afrique a-t-elle besoin ?

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L'homme d'affaires ivoirien Alain KOUADIO, président du groupe Kaydan, est vice-président de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI) en charge de la stratégie, de la prospective, de la promotion de l'entrepreneuriat et de la CGECI Academy

MyAfricanStartUp a pour objectif, via diverses initiatives, de soutenir la création et le développement de start-up, ces jeunes sociétés innovantes à fort potentiel de croissance. (illustration).

MyAfricanStartUp a pour objectif, via diverses initiatives, de soutenir la création et le développement de start-up, ces jeunes sociétés innovantes à fort potentiel de croissance. (illustration). © Photo by nappy from Pexels / Creative Commons

« L’examen des politiques économiques volontaristes dans plusieurs pays africains laisse dubitatif sur la corrélation entre champions nationaux et développement inclusif », estime Alain Kouadio, qui plaide pour des « filières championnes nationales ».

C’est un fait : la forte croissance enregistrée au sud du Sahara a très peu « ruisselé » vers les couches sociales défavorisées. Entre 2010 et 2018, le PIB de la région a bondi de 33 %, à 3 812 milliards en parité de pouvoir d’achat (mesurée en dollars internationaux de 2011). Or, entre 2010 et 2015, la part de la population pauvre vivant avec moins de 1,9 dollar n’a baissé que de cinq points, à 41,4 %.

Très souvent, l’absence d’entrepreneurs locaux leaders dans leur secteur d’activité est avancée comme l’une des premières causes de cette croissance si peu inclusive. L’idée étant que la richesse produite par ces « champions nationaux » serait en grande partie dépensée à l’intérieur des frontières, profitant ainsi aux populations du « bas de la pyramide ». De même, avec leur expansion régionale, ces champions rapatrieraient des dividendes, richesses additionnelles pour leur pays d’origine.

Au Nigeria, où de puissants entrepreneurs locaux ont émergé, la richesse reste toujours aussi mal répartie

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