Télécoms

Privatisations en Éthiopie : et si MTN créait la surprise ?

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Mis à jour le 17 janvier 2020 à 16h13
De g. à d., Michael Joseph (Safaricom), Rob Shuter (MTN) et Alioune Ndiaye (Orange).

De g. à d., Michael Joseph (Safaricom), Rob Shuter (MTN) et Alioune Ndiaye (Orange). © Montage JA

Deux leaders des télécoms sont ouvertement candidats à l’acquisition d’une des deux licences que l’Éthiopie entend accorder d’ici à la fin de mars 2020 ; le français Orange et le kényan Safaricom. Mais le sud-africain MTN n’a pas forcément dit son dernier mot.

Orange, dirigé en Afrique et au Moyen-Orient par le Sénégalais Alioune Ndiaye, et le kényan Safaricom qui s’est associé à son actionnaire panafricain Vodacom (filiale du britannique Vodafone), ont depuis longtemps exprimé leur intérêt pour le marché éthiopien.

Le coût d’une implantation dans le pays pourrait atteindre 1 milliard de dollars, en tenant compte de celui du déploiement du réseau, selon Michael Joseph, directeur général par intérim de Safaricom, jusqu’à la prise de fonctions, en avril, de Peter Ndegwa (ex-Diageo). Cette barrière à l’entrée sera-t-elle suffisante pour tenir à l’écart le groupe sud-africain MTN, réticent jusqu’à présent à exprimer clairement ses intentions ?

L’équation pour MTN pourrait cependant changer, selon les analystes de Johannesburg. En effet, le plan de cession d’actifs voulu par son patron, Rob Shuter, lui a déjà rapporté 14 milliards de rands (879 millions d’euros). Une manne suffisante pour financer le pari éthiopien ?

L’Éthiopie plutôt que l’Angola ?

Il est à noter que, dans le cadre de la libéralisation de ce secteur monopolistique, au moins 49 % du capital de la compagnie nationale Ethio Telecom seront également privatisés.

Rob Shuter n’a jamais caché son intérêt pour ce marché de 109 millions d’habitants, où le taux de pénétration du mobile plafonne à 44 % (contre 73,4 % au Soudan et 101 % au Kenya). Mais le dirigeant sud-africain s’est longtemps montré sceptique sur les contours de la libéralisation des télécoms, privilégiant plutôt l’Angola, un autre marché à fort potentiel, « une population importante [et] un pays assez riche ».

Mais l’opérateur s’est retiré des candidats à la quatrième licence de télécoms, dont l’attribution en avril 2019 à Telstar, un acteur peu connu, réputé proche d’officiels publics, a été depuis annulée dans l’attente d’un nouvel appel d’offres. MTN y sera-t-il de nouveau candidat, ou bien cette tentative ratée l’orientera-t-elle plutôt vers Addis-Abeba ? Les paris sont ouverts.

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