Politique

Crise anglophone au Cameroun : entre Yaoundé et les Ambazoniens, des négociations au point mort

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Sisiku Ayuk Tabe, président éphémère de la République d’Ambazonie.

Sisiku Ayuk Tabe, président éphémère de la République d’Ambazonie. © DR / Youtube

Selon nos sources, le gouvernement camerounais n’a pas l’intention de participer à des pourparlers avec les Ambazoniens tant qu’il n’aura pas mis en œuvre les mesures issues du Grand dialogue national d’octobre et que les élections locales n’auront pas été organisées.

Une délégation du Centre pour le dialogue humanitaire (HD) devait se rendre à la fin de novembre au Cameroun pour y rencontrer le gouvernement, mais ce dernier a annulé la rencontre sine die.

Selon nos sources, Yaoundé n’a pas l’intention de participer à des pourparlers avec les Ambazoniens tant qu’il n’aura pas mis en œuvre les mesures issues du Grand dialogue national d’octobre (en particulier le statut spécial pour les régions anglophones) et que les élections locales n’auront pas été organisées (en février).

Au palais présidentiel, deux camps opposés

Même après ces échéances, la tenue de pourparlers reste incertaine : les séparatistes sont divisés et, au palais présidentiel, deux camps s’affrontent. D’un côté, les tenants d’une ligne dure, plutôt opposée au dialogue et représentée par Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du cabinet civil, et par Joseph Dion Ngute, le Premier ministre. De l’autre, une frange plus ouverte, qu’incarne Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence.

À l’étranger, la médiation a aussi ses partisans et ses détracteurs : les États-Unis y sont très favorables, tandis que la France y est plutôt opposée.

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