Elections

Présidentielle au Ghana : John Dramani Mahama espère tenir sa revanche contre Nana Akufo-Addo

Nana Akufo-Addo et  John Dramani Mahama vont s'affronter à la présidentielle.

Nana Akufo-Addo et John Dramani Mahama vont s'affronter à la présidentielle. © Jeune Afrique

Au Ghana, la prochaine élection présidentielle aura un air de revanche. John Dramani Mahama, sous les couleurs du Congrès national démocratique (NDC), et Nana Akufo-Addo, sous l’étiquette du Nouveau Parti patriotique (NPP), s’affronteront pour la troisième fois.

En 2012, le premier l’avait emporté lors d’un scrutin aussi serré que contesté. Quatre ans plus tard, le second s’est imposé avec près de 1 million de voix d’avance. La présidentielle de décembre 2020 promet donc d’être très disputée.

Tous deux fins politiciens, Akufo-Addo et Mahama différent complètement par leur style. Avocat expérimenté, Akufo-Addo réfléchit vite et n’aime rien tant que les intrigues. À l’inverse, Mahama, dont le poste le plus marquant avant son entrée en politique fut celui de responsable de la communication à l’ambassade du Japon, préfère les débats d’idées et le contact humain. C’est un idéologue qui aime se frotter à la population. Vice-président de John Atta Mills, il avait assuré la fonction de chef de l’État par intérim après la mort de ce dernier, en juillet 2012.

En 2016, ce chrétien originaire du Nord (à dominante musulmane) avait refusé de participer à un débat télévisé avec son adversaire. Cette fois, il pourrait revoir sa position. Car, trois ans après son arrivée au pouvoir, Nana Akufo-Addo est confronté à une avalanche de critiques, surtout en dehors des régions de l’Est et Ashanti, les bastions de son parti. Son gouvernement a du mal à répondre aux attentes des citoyens et a fait face à plusieurs scandales de corruption.

Or c’est en partie à cause de celle-ci que le NPP avait perdu les élections en 2008. La publication sur les réseaux sociaux de photos montrant des ministres au volant de voitures de luxe ou faisant la fête sur des yachts dans le sud de la France a eu un effet dévastateur. Alors que l’économie est en plein marasme, ces images ont accru l’impression que le NPP est un club de privilégiés et que les accusations de népotisme formulées par l’opposition sont fondées.

Barrages et turbines

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte