Politique

Maroc : les étoiles montantes de la politique

Bouaida Mbarka, Amina Mae el Ainine et Fatima Zahra Mansouri.

Bouaida Mbarka, Amina Mae el Ainine et Fatima Zahra Mansouri. © Montage JA / Photos : David Rodrigues pour JA

Ces personnalités sont engagées, ambitieuses, et soutenues par leurs aînés. Portrait de ces nouvelles figures qui, au Parlement, dans les partis ou les ministères, veulent rapprocher les citoyens de la chose publique.

«Ce n’est pas toujours facile d’être écouté par nos aînés quand on débute en politique », admet Imane Benrabia, élue de 35 ans du plus vieux parti du pays, l’Istiqlal. Les compétences de la jeune femme sont pourtant toujours plus mises à profit par le secrétaire général de la formation, le quinquagénaire Nizar Baraka. Imane Benrabia est l’une des rares députées à s’emparer de questions telles que l’écologie et le développement durable : « Certains sujets touchent plus une classe d’âge que d’autres. Les directions des partis, si elles sont attentives, le remarquent. »

Une façon de renvoyer à une critique récurrente adressée à la classe politique : par sa composition, elle serait déconnectée d’une société dont l’âge médian se situe autour de 30 ans. Or, aujourd’hui, seuls 14 % des membres du Parlement sont plus jeunes que cette moyenne. En outre, en 2017, à peine plus de 30 % des 18-24 ans étaient inscrits sur les listes électorales. Le désintérêt des jeunes citoyens pour l’exercice démocratique pose une question lancinante à laquelle il est souvent proposé de répondre par une représentation accrue des moins de 50 ans.

Certains abordent d’autres questions que leurs aînés

Depuis 2011, un effort a été fait en ce sens : la loi électorale réserve 30 des 395 sièges à des jeunes grâce à un système de « listes nationales » (déjà employé pour assurer une représentation minimale des femmes). En revanche, rares sont les moins de 50 ans à la tête de ministères ou de partis. Le plus jeune ministre du gouvernement Othmani II, formé en 2019, est Mohamed Amekraz. À 34 ans, le dirigeant de la jeunesse du Parti de la justice et du développement (PJD) ne s’attendait pas à être appelé au ministère du Travail par le chef du gouvernement, à qui il avait donné du fil à retordre au sein du parti islamiste. « Mohammed VI m’a recommandé de proposer un profil issu des jeunes de notre parti », a expliqué Saadeddine El Othmani.

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