Dossier

Cet article est issu du dossier «Présidentielle en Côte d'Ivoire : le décès d'Amadou Gon Coulibaly rebat les cartes»

Voir tout le sommaire
Politique

La dernière interview d’Amadou Gon Coulibaly à Jeune Afrique

Réservé aux abonnés | | Par - à Abidjan
Mis à jour le 21 juillet 2020 à 17h09
Le 8 décembre, à Abidjan.

Le 8 décembre, à Abidjan. © Issam Zejly pour JA

Jeune Afrique republie l’entretien qu’Amadou Gon Coulibaly, qui sera inhumé le 17 juillet, nous avait accordé à la fin de décembre. Ses rapports avec Alassane Ouattara, ses souvenirs de la crise postélectorale, sa vision pour son pays… Le Premier ministre ivoirien, qui n’était pas encore le candidat du RHDP à la présidentielle, y livrait sa part de vérité.

C’était le 8 décembre 2019. Amadou Gon Coulibaly avait accepté de répondre à nos questions, dans son bureau de la primature – un exercice auquel cet homme ne s’était livré que rarement depuis qu’il était considéré comme « présidentiable ».

À l’époque, Alassane Ouattara entretenait le mystère sur ses intentions et le Premier ministre n’avait pas encore été choisi par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pour porter ses couleurs à la présidentielle d’octobre 2020 – ce choix sera finalement officialisé en mars 2020. Mais à l’époque déjà, il ne faisait guère de doute que si le chef de l’État décidait de ne pas briguer sa propre succession, c’est sur son fidèle ami que se porterait son choix.

Amadou Gon Coulibaly, c’était le plan A d’Alassane Ouattara. Son plus proche collaborateur depuis près de trente ans, de la Direction du contrôle des grands travaux (DCGTX) à la primature. Ensemble, ils avaient tout connu : les honneurs et les défis, le pouvoir et la marginalisation, l’opposition, la guerre, la « réclusion » au Golf Hotel d’Abidjan pendant la crise postélectorale puis, de nouveau, le pouvoir.

Jeune Afrique : Le 30 novembre, à Katiola, le chef de l’État a, pour la troisième fois depuis juillet 2018, appelé les « hommes politiques de sa génération » – autrement dit Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, même s’il ne les a pas cités – à passer le témoin. Il a expliqué qu’il n’avait pas l’intention de se représenter, mais qu’il le ferait si l’un d’eux décidait de concourir. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Amadou Gon Coulibaly : La prise de position du président est conforme à la conception moderniste qu’il se fait de la Côte d’Ivoire, et je la partage pleinement. Notre nouvelle Constitution l’autorise à briguer un nouveau mandat. Si des responsables politiques de sa génération décidaient d’être candidats à la présidentielle de 2020, il serait légitime qu’il le soit aussi.

Le RHDP va-t-il désigner son candidat par le biais d’un congrès, d’une convention ou d’une primaire ?

Vous savez que notre parti est très organisé. C’est donc à l’issue d’une réunion du conseil politique – donc du parti tout entier – que les modalités de désignation seront clairement définies. Cette réunion se tiendra en temps utile pour permettre au RHDP de prendre les bonnes décisions, selon le calendrier qui lui paraîtra approprié.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte