Économie
Le front de mer en chantier aux abords de la mosquée Hassan II © AntRugeon pour JA

Cet article est issu du dossier

Casablanca fait peau neuve pour le business

Voir tout le sommaire
Économie

Au Maroc, Casablanca Finance City dans les starting-blocks pour s’affirmer premier hub africain

Le hub pour investisseurs étrangers de Casablanca Finance City peut revendiquer un démarrage réussi, pour le premier de ce genre sur le continent. Mais la nouvelle loi de finances pourrait freiner la dynamique.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 17 décembre 2019 à 11:49

Parmi les avantages offerts (initialement) par CFC : l’exonération de l’impôt sur les sociétés pendant cinq ans, puis un taux réduit de 8,75 % (ici, le chantier de la future tour). © HOC pour JA

Symbole du renouveau local, Casablanca Finance City (CFC) cible les investisseurs étrangers qui veulent s’étendre en Afrique. Quelques années après son lancement, les résultats sont encourageants.

À la fin de juin, 184 entreprises avaient obtenu le statut CFC. À ceci près que presque aucune n’est installée dans la zone consacrée au projet. La tour de 25 étages encore en construction est visible de très loin, avec son architecture élégante (l’exosquelette en aluminium interpelle).

Réalisée par l’architecte américain Thom Mayne, la tour devrait accueillir, une fois livrée, plusieurs entreprises et organismes dont Bank Al-Maghrib.

Mais ce n’est pas la tour qui a, ces derniers mois, préoccupé Saïd Ibrahimi, DG de Casa Finance City Authority. Ce sont plutôt les changements apportés par le ministère des Finances. Les entreprises devront payer, à partir de 2020, 15 % sur leur chiffre d’affaires à l’export et 20 % sur leur chiffre d’affaires local…