Justice

Affaire Santullo : le feuilleton continue au Gabon

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mr. Guido Santullo, ex-patron du groupe de BTP Sericom, dans son hôtel de luxe Mirasole, à Gaeta, Italie,  le 27 avril 2017.

Mr. Guido Santullo, ex-patron du groupe de BTP Sericom, dans son hôtel de luxe Mirasole, à Gaeta, Italie, le 27 avril 2017. © Marco d’Antonio pour JA

L’État du Gabon s’apprête à faire appel de la décision de la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris dans le litige qui l’oppose au groupe de BTP Santullo.

Le 19 novembre, Libreville avait été condamné à payer 90 milliards de F CFA (137 millions d’euros) à cette entreprise au titre de travaux impayés au Gabon.

Or ce pays accuse Santullo d’avoir obtenu les contrats litigieux en recourant à de la corruption et à du blanchiment de capitaux en Suisse.

Coopération avec la Suisse

Une plainte a été déposée à Genève, et, en septembre, le parquet fédéral helvétique a transmis à Libreville une demande d’entraide judiciaire. Les autorités gabonaises, qui disposent de leur propre dossier Santullo, s’apprêtent à transmettre leurs pièces à leurs homologues suisses.

Selon nos sources, une telle coopération n’était jusqu’à récemment pas du goût de tous à Libreville. Parmi les personnalités réticentes : Brice Laccruche Alihanga, l’ex-directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba. Il était, au moment des faits, directeur général de BGFIBank Gabon, l’un des établissements que Guido Santullo a utilisés pour mener des opérations que les enquêteurs gabonais jugent suspectes.

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