Société

Affaire Santullo : le feuilleton continue au Gabon

L’État du Gabon s’apprête à faire appel de la décision de la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris dans le litige qui l’oppose au groupe de BTP Santullo.

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Mis à jour le 12 décembre 2019 à 18:22

Mr. Guido Santullo, ex-patron du groupe de BTP Sericom, dans son hôtel de luxe Mirasole, à Gaeta, Italie, le 27 avril 2017. © Marco d’Antonio pour JA

Le 19 novembre, Libreville avait été condamné à payer 90 milliards de F CFA (137 millions d’euros) à cette entreprise au titre de travaux impayés au Gabon.

Or ce pays accuse Santullo d’avoir obtenu les contrats litigieux en recourant à de la corruption et à du blanchiment de capitaux en Suisse.

Coopération avec la Suisse

Une plainte a été déposée à Genève, et, en septembre, le parquet fédéral helvétique a transmis à Libreville une demande d’entraide judiciaire. Les autorités gabonaises, qui disposent de leur propre dossier Santullo, s’apprêtent à transmettre leurs pièces à leurs homologues suisses.

Selon nos sources, une telle coopération n’était jusqu’à récemment pas du goût de tous à Libreville. Parmi les personnalités réticentes : Brice Laccruche Alihanga, l’ex-directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba. Il était, au moment des faits, directeur général de BGFIBank Gabon, l’un des établissements que Guido Santullo a utilisés pour mener des opérations que les enquêteurs gabonais jugent suspectes.