BTP & Infrastructures

Sénégal : les Nations unies enfin réunies à Diamniadio

Les immeubles de la première phase du quartier ministériel de Diamniadio, inaugurée en mai 2018.

Les immeubles de la première phase du quartier ministériel de Diamniadio, inaugurée en mai 2018. © Youri Lenquette

Conçu par le cabinet français Wilmotte et Associés, le siège de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest est en cours de construction à Diamniadio.

Dans le nouveau quartier des ministères de Diamniadio, le gigantesque chantier s’étend sur 14 hectares. Le siège de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest permettra de réunir les 34 agences de l’organisation présentes au Sénégal et dans la sous-région au sein d’un bâtiment unique, moderne et spectaculaire.

« Au départ, les autorités avaient plutôt pensé à une tour, se souvient Borina Andrieu, directrice générale du cabinet français Wilmotte & Associés, qui a conçu le projet. Mais le président sénégalais a vite compris que l’édifice ne devait pas être trop ostentatoire, qu’il devait porter un message d’humilité et surtout d’égalité. D’où l’idée de ce bâtiment assez bas, dont la forme de base est le cercle, symbole de l’ONU, mais un cercle qui se casse pour évoquer une roue à eau. »

Bâtiment prévu pour décembre 2020

Chaque aile de cette Maison des Nations unies rappelle en effet les pales d’une roue ou les rayons du soleil. Le tout occupera une superficie de 60 000 m2, dont 40 000 m2 de bureaux. Le niveau zéro vient tout juste d’être terminé par le constructeur chinois (WIETC) – il fallait tenir les délais pour que les fondations soient couvertes avant l’arrivée des pluies –, et la livraison du bâtiment est prévue pour décembre 2020.

Architectes français, entrepreneurs chinois, utilisateurs internationaux… Mais aussi pilotes locaux, dont Envol Immobilier Sénégal, promoteur et chef de projet, et l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État, maître d’ouvrage. « Le président sénégalais et ses équipes travaillent étroitement avec nous, bien sûr, ainsi que le ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, et l’architecte Djouga Sylla Diouf, souligne Borina Andrieu. D’autres architectes locaux travaillent aussi sur le chantier, et nous voulons recruter trois ou quatre étudiants. »

Coup de foudre

Le projet a aussi pour ambition d’optimiser l’intégration de l’immense bâtiment dans la ville nouvelle de Diamniadio. Il prend donc en compte les problématiques d’urbanisme, de transports et de connexion avec les quartiers environnants. Sans oublier, évidemment, les impératifs de développement durable et de respect de l’environnement : le béton est produit sur place afin de limiter l’empreinte carbone du chantier, l’eau est recyclée et réutilisée, le chauffage fera appel à la géothermie…

Un chantier qui se veut exemplaire et que le cabinet Wilmotte compte utiliser comme une vitrine pour promouvoir ses autres projets dakarois. Celui de la Tour mixte, prévue dans le centre-ville, est pour le moment en stand-by, mais les discussions avec la municipalité concernant la rénovation du marché Sandaga, au Plateau, se poursuivent. Enfin, l’équipe du cabinet français dit avoir eu « le coup de foudre » pour l’ancien palais de justice du cap Manuel. Le bâtiment, fermé depuis 1992, longtemps resté à l’abandon et alloué depuis 2017 au ministère de la Culture, accueille de temps à autre des concerts et des expositions. Ils aimeraient en faire un centre des arts rayonnant dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte