Diplomatie

Niger-Mali : ce que les chefs touaregs ont dit à Mahamadou Issoufou

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le président nigérien Mahamadou Issoufou a reçu une délégation venant de Kidal, comprenant des membres du HCUA, le 24 novembre 2019.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a reçu une délégation venant de Kidal, comprenant des membres du HCUA, le 24 novembre 2019. © DR / Copie d'acran Facebook

Le 25 novembre à Niamey, Mahamadou Issoufou, Alghabass Ag Intalla, chef du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad, et Almou Ag Mohamed, porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad, se sont entretenus pendant près d’une heure au sujet de la ville de Kidal.

En août, le président nigérien avait déclaré que cette ville malienne, sous contrôle de groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, était « un sanctuaire pour les terroristes ».

Niamey de retour dans le CSA

La délégation touarègue lui ayant assuré n’avoir aucun lien avec les jihadistes, le Niger a annoncé son retour au sein du Comité de suivi de l’accord, dont les réunions sont suspendues depuis juillet.

« Nous nous sommes expliqués. Nous avons dégagé notre responsabilité par rapport à ce qui a été dit sur Kidal », a détaillé à Jeune Afrique Almou Ag Mohammed, porte parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

« Depuis que l’accord a été signé, la CMA ne s’est jamais associée, et ne s’associera jamais, aux ennemis du peuple frère du Niger, dont la stabilité est importante pour nous », a-t-il ajouté avant de marteler : « Nous n’avons aucun contact, aucun lien avec les jihadistes. »

La réunion d’Alger reportée

Avant toute reprise des discussions dans le cadre du Comité de suivi de l’accord (CSA), elle a aussi demandé qu’une rencontre de haut niveau se tienne avec les autorités de Bamako, en terrain neutre. La réunion du CSA qui était programmée à Alger mercredi 11 décembre a d’ailleurs été reportée sine die.

Avant de quitter le pays, le lendemain de leur rencontre avec le chef de l’État, les chefs touaregs ont également rencontré Mohamed Bazoum, le ministre nigérien de l’Intérieur.

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