Politique

Niger-Mali : ce que les chefs touaregs ont dit à Mahamadou Issoufou

Le 25 novembre à Niamey, Mahamadou Issoufou, Alghabass Ag Intalla, chef du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad, et Almou Ag Mohamed, porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad, se sont entretenus pendant près d’une heure au sujet de la ville de Kidal.

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Mis à jour le 4 décembre 2019 à 11:40

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a reçu une délégation venant de Kidal, comprenant des membres du HCUA, le 24 novembre 2019. © DR / Copie d’acran Facebook

En août, le président nigérien avait déclaré que cette ville malienne, sous contrôle de groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, était « un sanctuaire pour les terroristes ».

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Niamey de retour dans le CSA

La délégation touarègue lui ayant assuré n’avoir aucun lien avec les jihadistes, le Niger a annoncé son retour au sein du Comité de suivi de l’accord, dont les réunions sont suspendues depuis juillet.

« Nous nous sommes expliqués. Nous avons dégagé notre responsabilité par rapport à ce qui a été dit sur Kidal », a détaillé à Jeune Afrique Almou Ag Mohammed, porte parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

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« Depuis que l’accord a été signé, la CMA ne s’est jamais associée, et ne s’associera jamais, aux ennemis du peuple frère du Niger, dont la stabilité est importante pour nous », a-t-il ajouté avant de marteler : « Nous n’avons aucun contact, aucun lien avec les jihadistes. »

La réunion d’Alger reportée

Avant toute reprise des discussions dans le cadre du Comité de suivi de l’accord (CSA), elle a aussi demandé qu’une rencontre de haut niveau se tienne avec les autorités de Bamako, en terrain neutre. La réunion du CSA qui était programmée à Alger mercredi 11 décembre a d’ailleurs été reportée sine die.

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Avant de quitter le pays, le lendemain de leur rencontre avec le chef de l’État, les chefs touaregs ont également rencontré Mohamed Bazoum, le ministre nigérien de l’Intérieur.