Justice

RDC : une liberté au goût d’inachevé pour l’opposant Eugène Diomi Ndongala

L’opposant Eugène Diomi Ndongala à sa libération le 21 mars 2019.

L’opposant Eugène Diomi Ndongala à sa libération le 21 mars 2019. © Facebook Eugène Diomi Ndongala

Pour Eugène Diomi Ndongala, la liberté a un goût d’inachevé. Le président du parti Démocratie chrétienne figure parmi les prisonniers politiques qui ont été libérés, en mars, sur instruction de Félix Tshisekedi, élu à la tête de la RD Congo trois mois plus tôt.

Condamné en 2014 pour viols sur mineurs, il purgeait une peine de dix ans de détention à la prison de Makala, à Kinshasa. À sa sortie, cet opposant radical, qui fut proche de feu Étienne Tshisekedi, avait dit pardonner à ceux qui l’avaient mis derrière les barreaux.

Toutefois, parce qu’il ne bénéficie que d’une libération conditionnelle, il n’a pas été rétabli dans ses droits, assure son épouse, Patrizia Diomi, selon qui sa santé est fragile.

L’arrêté ministériel ordonnant sa libération stipule également qu’il ne peut pas « se livrer à des déclarations et activités politiques de nature à troubler l’ordre public et le bon fonctionnement des institutions étatiques ».

Ses déplacements sont contrôlés, et il ne peut quitter le territoire sans l’autorisation préalable de la justice. Il lui est également interdit d’approcher une école pendant les heures de cours et il doit veiller à ne pas « causer du scandale par sa conduite ».

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