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Cet article est issu du dossier «Afrique-France, le grand malentendu : enquête sur le sentiment anti-français»

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Politique

« À bas la France ! » : enquête sur le sentiment anti-français en Afrique

Manifestation antifrançaise organiséeà Bamako, le 5avril, par le Haut Conseil islamique du Mali de l’imam Dicko. Depuis, le même type de protestations s’est répété régulièrement.

Manifestation antifrançaise organiséeà Bamako, le 5avril, par le Haut Conseil islamique du Mali de l’imam Dicko. Depuis, le même type de protestations s’est répété régulièrement. © MICHELE CATTANI/AFP

En dépit du sacrifice de ses soldats et des milliards engloutis dans la lutte contre le terrorisme islamiste, le pays d’Emmanuel Macron est de plus en plus critiqué par une partie de l’opinion. À qui la faute ?

« À bas la France ! », « Barkhane dégage ! », « Stop au génocide français au Mali ! »… Ce 15 novembre, place de l’Indépendance, à Bamako, les slogans sont virulents, parfois outranciers. Officiellement organisée pour soutenir les Forces armées maliennes (Fama) attaquées de toutes parts dans le nord et dans le centre du pays, la manifestation de quelques milliers de personnes a, comme celle de la semaine précédente, tourné à la démonstration antifrançaise.

À l’endroit même où, en février 2013, quelques semaines après le déclenchement de l’opération Serval, François Hollande avait été acclamé comme un sauveur par une foule de Bamakois, le symbole est fort. D’autant qu’il trouve désormais un écho au-delà des frontières du Mali. À la fin de mai, une manifestation similaire a eu lieu à Niamey. À la mi-octobre, c’est cette fois à Ouagadougou que plusieurs centaines de manifestants ont réclamé le départ de la France.

En quelques mois, à mesure que la situation sécuritaire se dégradait, une vague de ressentiment antifrançais diffus – et parfois confus – a gagné le Sahel. C’est surtout vrai au Mali et au Burkina Faso, où des dizaines de militaires et de civils sont tués chaque mois et où des régions entières échappent désormais à l’autorité de l’État. Ces rancœurs à l’encontre de l’ex-puissance coloniale ne sont certes pas nouvelles. Et sont encore loin des violences dont furent victimes les ressortissants français en Côte d’Ivoire, en 2004. Mais le phénomène, quoique pour l’instant contenu, n’échappe plus à personne.

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