Tourisme

Hilton de N’Djamena : un accord trouvé entre le promoteur et l’État pour une réouverture prochaine

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Emil Youssefzadeh, président de Salim Group, promoteur du Hilton N'Djamena, Emmanuel Piot, directeur général de la Société générale Tchad, et Alassane Sorgo, directeur général d'Ecobank Tchad

Emil Youssefzadeh, président de Salim Group, promoteur du Hilton N'Djamena, Emmanuel Piot, directeur général de la Société générale Tchad, et Alassane Sorgo, directeur général d'Ecobank Tchad © Saad pour JA

Si l’hôtel Hilton de N’Djamena (200 chambres) a bien baissé son rideau le 30 novembre, un accord a été trouvé avec l’État tchadien, qui doit permettre une réouverture au 25 décembre du seul cinq étoiles du pays.

Si l’hôtel Hilton de N’Djamena (200 chambres) a bien baissé son rideau le 30 novembre, un accord a été trouvé avec l’État tchadien, qui doit permettre une réouverture au 25 décembre du seul cinq étoiles du pays, confirmant une information donnée cette semaine par Jeune Afrique.

La semaine dernière, les discussions se poursuivaient activement avec cette société d’investissement californienne fondée par Emil Youssefzadeh aux prises avec le consortium des banques prêteuses, constitué de la filiale tchadienne de Société générale, de celle d’Ecobank et de celle d’Afriland, représentées par leurs directeurs généraux, respectivement Emmanuel Piot, Alassane Sorgo et Alphonse Nafack.

Pour des questions d’image auprès des investisseurs internationaux, N’Djamena ne pouvait pas se permettre de voir un tel établissement fermer. L’accord porte sur le gel de la saisie par les banques.

Ces dernières ont repris en mars possession de l’établissement, inauguré en 2015, en faisant jouer leur droit d’hypothèque.

Victime de la concurrence d’un Radisson voisin et de la dégradation de la situation économique, Salim n’avait en effet pas réussi à honorer ses échéances de remboursement.

Espérant trouver un accord, il avait néanmoins consenti à poursuivre son exploitation.

Poursuites de Salim Group contre le consortium

Depuis août, il poursuivait en justice le pool bancaire pour « rupture de contrat, fraude, enrichissement, conversion illégitime », et réclame 100 millions de dollars de dommages et intérêts.

Salim Group reprochait notamment aux banques de ne pas avoir nommé un expert pour évaluer le bien et de ne pas avoir notifié sa mise aux enchères au tribunal de commerce de N’Djamena.

Une manœuvre qui a permis à ces dernières d’en reprendre possession pour 24 milliards de francs CFA (37 millions d’euros) selon Jeune Afrique Business +, quand Emil Youssefzadeh estime sa valeur à 84 milliards.

Celui-ci réclamait en conséquence le reversement de la différence. Des conditions rendues caduques par l’accord entre Salim et l’État. « L’État trouvera un moyen pour que les banques soient d’une manière ou d’une autre remboursées » indique une source proche du dossier.

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