Diplomatie

Burundi : la diplomatie du chaud et du froid de Pierre Nkurunziza

Pierre Nkurunziza, lors de la campagne présidentielle de 2010.

Pierre Nkurunziza, lors de la campagne présidentielle de 2010. © Marc Hofer/AP/SIPA

Depuis le référendum de mai 2018, Pierre Nkurunziza a multiplié les signaux contradictoires.

De nombreuses ONG ont été contraintes de quitter le pays pour avoir refusé de se conformer aux nouvelles dispositions de la Constitution sur les quotas ethniques. Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a été sommé de fermer ses portes, et le président burundais est sous la menace de la commission d’enquête de l’ONU.

Dégel

Mais Bujumbura a aussi discrètement repris sa coopération avec Paris, à la fin de 2018, et nommé un nouvel ambassadeur en Belgique, trois ans après le rappel du dernier représentant. Cette amorce de dégel, qui embarrasse certaines chancelleries, a laissé penser qu’une détente était envisageable avec l’Union européenne, qui maintient ses sanctions depuis 2016. Mais cela n’empêche pas Pierre Nkurunziza de verser dans une rhétorique très hostile aux Occidentaux et de se rapprocher de la Chine.

À l’échelle régionale, il peut toujours compter sur le soutien de son partenaire historique, la Tanzanie, et sur celui, plus stratégique, de l’Ouganda de Yoweri Museveni, qui, comme Nkurunziza, est en froid avec le Rwanda de Paul Kagame.

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