Politique

Gabon : les proches de Brice Laccruche Alihanga dans la tourmente

Brice Laccruche Alihanga lors de sa prestation de serment de ministre, à Libreville, le 11 novembre.

Brice Laccruche Alihanga lors de sa prestation de serment de ministre, à Libreville, le 11 novembre. © PR

Plusieurs proches de Brice Laccruche Alihanga (BLA), démis de son poste de directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba début novembre, sont actuellement écroués à la prison centrale de Libreville. Qui sont ces « BLA Boys » qui ont maille à partir avec la justice ?

Depuis son éviction, le 7 novembre, de son poste de directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga (BLA) fait profil bas.

Nommé à la tête d’un ministère créé pour lui (celui du Suivi de la stratégie des investissements humains et des objectifs de développement durable), il ne dispose pas pour l’instant d’un bureau car le bail de l’immeuble interministériel tarde à être signé. Il travaille donc à son domicile.

Ces derniers jours, les visiteurs se sont faits plus rares. Il a néanmoins reçu, le 19 novembre, Francis James, représentant résident du Pnud au Gabon.

Plusieurs « BLA Boys » écroués

BLA échange beaucoup de SMS avec ses proches pour se tenir informé de leur situation. Depuis le 7 novembre, il n’a en revanche plus communiqué avec son collaborateur Ike Ngouoni Aila Oyouomi, le porte-parole de la présidence, arrêté le 21 novembre.

D’autres « BLA Boys » ont été écroués à la prison centrale de Libreville : Ismaël Ondias Souna, l’ex-directeur général de la Société équatoriale des mines (SEM) ; Renaud Allogho Akoue, patron de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Patrichi Tanasa, dirigeant de Gabon Oil Company, a quant-à lui été placé deux fois en garde à vue, avant d’être remis en liberté.

Serge William Akassaga, le premier adjoint au maire de Libreville, a été suspendu par le conseil municipal. Une procédure d’exclusion du PDG (parti au pouvoir) est en cours.

Lui aussi proche de BLA, Olivier Nzaou, procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, a été transféré à la cour d’appel judiciaire de Franceville, où il a été nommé avocat général – une décision prise à la suite d’une session du Conseil supérieur de la magistrature siégeant en formation disciplinaire.

Enfin, Justin Ndoundangoye a été limogé de son poste de ministre des Transports le 7 novembre, mais n’a pas encore eu affaire aux enquêteurs de la Direction générale des recherches. Il a repris à son suppléant le siège de député de Franceville, qu’il avait remporté lors des dernières législatives et qui lui offre l’immunité parlementaire.

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