Politique

Maroc : dix choses à savoir sur Chakib Benmoussa, chargé d’élaborer le nouveau modèle de développement

Réservé aux abonnés | | Par - à Rabat
Chakib Benmoussa, l'ambassadeur du Maroc en France.

Chakib Benmoussa, l'ambassadeur du Maroc en France. © AP/Sipa

Le 19 novembre, l’ambassadeur du Maroc en France a été nommé par Mohammed VI à la tête de la Commission spéciale sur le modèle de développement. Un poste sensible pour un homme de confiance.

1. Bien né

Il naît à Fès en 1958. Son père, commerçant, a les moyens de lui payer des études en France, où il fait ses classes préparatoires, qui lui ouvrent les portes de Polytechnique Paris. La suite est tout aussi brillante : Ponts et Chaussées, Institut d’administration des entreprises de Lille, prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT).

2. Crack

Non seulement il sort lauréat du MIT, en 1981, mais il y décroche un travail d’assistant de recherche dans le laboratoire d’hydrodynamique. Deux ans plus tard, il décide de rentrer au Maroc pour intégrer le service public.

3. Efficace

Planifier des grands projets, construire des routes, fabriquer du rond à béton, vendre des sodas, organiser des élections… Il officie aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. Il considère d’ailleurs que cette mobilité est « importante et enrichissante ».

4. Sahara

En tant que ministre de l’Intérieur, il a largement contribué à la conception du plan d’autonomie du Sahara – projet qu’il a promu dans les capitales étrangères. Il a aussi été membre de la délégation qui a pris part aux négociations de Manhasset avec le Polisario (2007-2008).

5. Droiture

Après avoir géré avec brio les législatives de 2007, il a eu plus de mal lors des communales de 2009, marquées par l’irruption du Parti Authenticité et Modernité (PAM) sur la scène politique. Sa droiture explique, selon certains, son éviction du ministère de l’Intérieur et sa traversée du désert, qui n’aura finalement duré que quelques mois.

6. Premiers jalons

Au lendemain de la première manifestation de février 2011, il a été nommé à la tête du Conseil économique et social, une institution restée en friche depuis 1996. Il a posé les jalons de cette instance, qui a gagné en respectabilité au fil des ans.

7. Diplomate

En mars 2013, il est nommé ambassadeur du Maroc en France. Ses premières années à ce poste n’ont pas été des plus faciles, car les deux pays traversaient alors une crise diplomatique inédite. Son tempérament modéré lui a permis d’aborder cette phase délicate sans dommage et, surtout, lui a évité de commettre un impair qui aurait pu aviver les tensions.

8. Discret

Il n’évoque jamais sa vie privée. Marié et père de trois enfants, il s’est toujours tenu à l’écart des mondanités – du moins autant qu’il le pouvait – , même quand il était ambassadeur. Bachir Rachdi, président de l’Instance de lutte contre la corruption, et Ahmed Rahhou, ambassadeur du Maroc auprès de l’UE, font partie de ses rares intimes.

9. Trop sérieux ?

Sa force de travail et son esprit de synthèse ont impressionné tous ceux qui l’ont côtoyé aux différentes étapes de sa carrière. Il passe néanmoins pour rigide et peu chaleureux.

10. Méthodique

S’il ne faut pas compter sur lui pour concevoir un modèle de développement révolutionnaire, il sera tout à fait à même d’animer les composantes de la nouvelle Commission, chargée dudit développement. Et, surtout, de mettre en place une organisation optimale restituant fidèlement ses travaux.

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