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Cet article est issu du dossier «Comores : nouveaux horizons»

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Tourisme

Tourisme : les Comores, trois destinations en une

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Mis à jour le 27 novembre 2019 à 10h37
Vue générale de la vieille ville de Mutsamudu.

Vue générale de la vieille ville de Mutsamudu. © Photo12/Alamy

Pour gagner la course au développement économique, les pouvoirs publics comoriens misent sur le secteur touristique. Au premier coup d’œil en direction de l’archipel, le visiteur comprend rapidement pourquoi.

Les trois îles cumulent les atouts, tant naturels que culturels, susceptibles d’attirer les touristes de tous horizons, de la beauté paradisiaque de ses plages et de ses lagons à la diversité de sa faune marine et de ses paysages, sans oublier un patrimoine historique unique hérité des  sultans.

Autant d’attraits que l’Office du tourisme comorien est venu mettre en avant, à Paris, au début d’octobre, lors du salon IFTM Top Resa, l’un des plus importants dans le secteur. Pour l’occasion, les Comores ont joué la carte du collectif en s’affichant avec les autres membres du label « Îles Vanille » (Madagascar, Maurice, Mayotte, Réunion et Seychelles). Mais c’est bien en tant que destination propre que le pays compte se faire une place au soleil, sur un marché international déjà bien encombré.

Record en 2018 : 35 000 touristes

La fréquentation n’a jamais été aussi importante que ces dernières années sur l’archipel, avec un nouveau record établi en 2018 : 35 000 touristes enregistrés aux frontières – un chiffre en hausse de 28 % comparé à celui de 2017. Un résultat encourageant, même s’il est constitué à 90 % par les membres de la diaspora.

Handicapé par une desserte aérienne au mieux insuffisante et des capacités hôtelières embryonnaires depuis la fermeture du fameux Galawa, qui n’a toujours pas trouvé repreneur, le pays espère que la conférence de Paris donnera un coup de fouet au secteur en attirant les investisseurs.

La destination compte s’appuyer sur la complémentarité de ses îles : « Écotourisme sur Mohéli, agro­tourisme sur Anjouan et tourisme d’affaires sur la Grande Comore », précise Rachidi Mohamed, le directeur général de l’Office du tourisme comorien.

Plus un hub d’hôtels cinq étoiles dans le nord de l’île principale, pour développer un tourisme plus familial, à condition de parvenir à attirer des enseignes telles qu’Accor ou Hyatt, semble-t-il déjà en contact avec les autorités.

Les Comores ont un potentiel unique, c’est une terre vierge où tout reste à découvrir

Reste encore à gagner en visibilité. L’OT travaille à la création d’un événement sportif qui viendrait s’inscrire dans le calendrier international, le Karthala Raid, ainsi qu’à la réalisation d’un vrai guide touristique destiné aux professionnels du monde entier.

« Les Comores ont un potentiel unique, c’est une terre vierge où tout reste à découvrir », veut croire Rachidi Mohamed, dont l’argumentaire semble suffisamment bien rodé pour convaincre les 250 000 touristes espérés chaque année à l’horizon 2030.

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