Politique

Sénégal : à peine réélu, Macky Sall confronté aux spéculations sur un troisième mandat

Rencontre au Palais de la République avec le Président Abdoulaye Wade© Présidence Sénégal / Photo : Lionel Mandeix

Rencontre au Palais de la République avec le Président Abdoulaye Wade© Présidence Sénégal / Photo : Lionel Mandeix © Lionel Mandeix/Présidence Sénégal

Rumeurs sur un éventuel troisième mandat, ambitions des hypothétiques héritiers… À cinq ans de l’échéance, les spéculations vont bon train. Ce qui agace le chef de l’État, qui entend consacrer son mandat à la poursuite des réformes.

Se doutait-il que le terrain était glissant ? Le 21 octobre, sur les ondes de RFM, un haut fonctionnaire encore peu connu du grand public met les pieds dans le plat. « Notre Constitution oblige le président de la République à ne faire que deux mandats, martèle Sory Kaba, directeur des Sénégalais de l’extérieur au ministère des Affaires étrangères. [Macky Sall] est dans son dernier mandat et la Constitution lui interdit d’en faire un troisième. Qui sera le futur président ? Personne ne sait. »

Dès le lendemain, Sory Kaba est limogé. Une semaine plus tard, rebelote. Cette fois, c’est Moustapha Diakhaté, ancien chef de la majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), qui est démis de son poste de ministre-conseiller pour avoir déclaré sur SEN TV : « La manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique est contre-productive. S’il veut limoger toute personne qui en parle, cela pose problème. » Pour cette figure du camp présidentiel réputée pour son franc-parler, la réponse du Palais est la même : il doit prendre la porte.

« Un vrai stratège »

Comme le prédisait Diakhaté, ces limogeages n’ont fait que raviver le débat sur la question d’un éventuel troisième mandat, agaçant au passage le principal intéressé, qui goûte peu que l’on évoque son avenir. Quelques jours plus tard, lors d’une réunion avec des élus de la région de Kaffrine, le président a tapé du poing sur la table. « Je ne tolérerai pas ces débats futiles. Je n’ai désigné personne d’autre que moi-même. Que celui qui ne s’y retrouve pas en tire les conséquences comme je l’ai fait quand j’étais au PDS. » Un message limpide à destination de ceux qui, dans son camp, se verraient bien lui succéder.

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