Transport aérien

Sebastian Mikosz (Kenya Airways) : « Nos concurrents avec un actionnaire public se portent mieux que nous »

Sebastian Mikosz, directeur général de Kenyan Airways

Sebastian Mikosz, directeur général de Kenyan Airways © Kisenya Jesse

Alors que la compagnie aérienne prépare sa nationalisation, le directeur général, de nationalité polonaise, et qui quittera son poste le 31 décembre, dresse avec franchise le bilan de son mandat.

« Je ne connais pas le nom de mon successeur, et, quand bien même, je ne vous le dévoilerais pas. » À la fin de l’année, le directeur général de Kenya Airways (CA 2018 : 114,18 milliards de shillings – 973 millions d’euros), nommé en juin 2017, quittera la tête de la compagnie.

Le 11 novembre, à Maurice, la 51e assemblée générale de l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa) aurait pu donner à Sebastian Mikosz l’occasion de faire ses adieux à ses homologues. Il n’en fut rien. Car si le dirigeant polonais ne sait pas encore ce qu’il fera après – il restera jusqu’en juin 2020 au Kenya, fin de l’année scolaire de ses enfants oblige –, ses prochaines semaines promettent d’être très actives.

Les conditions de la nationalisation de Kenya Airways et son intégration dans un holding public avec l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi sont actuellement étudiées par le Parlement, qui souhaiterait conclure la transaction d’ici à la fin de 2019.

Un schéma soumis au gouvernement, dans un livre blanc de mars 2018, par Sebastian Mikosz et ses équipes pour remettre la compagnie sur les rails, alors même que sa rivale Ethiopian Airlines cumule les bons résultats et que s’ouvre le marché unique du ciel africain.

Jeune Afrique : Vous quitterez Kenya Airways le 31 décembre, cinq mois avant la fin de votre mandat, « pour raisons personnelles ». Les interférences politiques et certains avis divergents au sein du conseil d’administration sont-ils à l’origine de votre départ ?

Sebastian Mikosz : Tout cela est un peu vrai. C’est un bras de fer quotidien. Changer la culture d’une entreprise épuise. J’ai investi beaucoup d’énergie en trois ans, c’est le bon moment pour partir. C’est une décision qui se prépare un peu comme une pizza, avec de nombreux ingrédients. L’attitude extrêmement négative et sensationnaliste de la presse kényane a beaucoup pesé.

Mais le plus difficile à gérer, c’est l’intérieur, pas l’extérieur. Nous ne partagions pas toujours le diagnostic et les solutions. Kenya Airways est une compagnie nationale. La nomination d’un nouveau DG ne changera pas sa situation.

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