Politique

Guinée : Moussa Dadis Camara n’exclut pas un retour dans l’arène politique

Réservé aux abonnés | | Par
Mis à jour le 19 novembre 2019 à 15h13
Moussa Dadi Camara, en 2015 (archives).

Moussa Dadi Camara, en 2015 (archives). © AHMED OUOBA/AFP

En exil à Ouagadougou, Moussa Dadis Camara se fait rare. Rien ne filtre de ses activités, et sa parole est millimétrée.

Dix ans après l’attaque qui a failli lui coûter la vie, l’ex-chef de la junte guinéenne, âgé d’une cinquantaine d’années, est marié à une Burkinabè avec laquelle il est installé dans une villa cossue du quartier Ouaga 2000. Il vit sous la protection des forces de sécurité burkinabè et jouit désormais des droits que lui confère son statut d’ancien chef de l’État.

Populaire et influent

Dans une interview accordée en octobre à une radio guinéenne, il a soigné son image d’homme nouveau et pondéré. Interrogé sur un retour au pays, il a répondu que le « temps en décider[ait] », mais a assuré que sa relation avec le président Alpha Condé était « au beau fixe », qu’ils échangeaient au téléphone et qu’ils se rencontraient parfois.

Même en exil, il demeure populaire au sein de l’armée et a conservé une certaine influence sur la classe politique et en Guinée-Forestière. Il n’a pas de parti, mais n’exclut pas un retour dans l’arène politique. Il refuse toutefois de commenter la crise que traverse actuellement son pays.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte