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Entreprises & marchés

Pier Luigi d’Agata : « Nous voulons contribuer à industraliser l’Afrique »

Pier Luigi D'AGATA, Directeur Général de la Confindustria Assafrica & Mediterraneo.

Pier Luigi D'AGATA, Directeur Général de la Confindustria Assafrica & Mediterraneo. © Capture Youtube

Directeur général de la Confindustria Assafrica & Mediterraneo, Pier Luigi d’Agata brosse le tableau de l’activité des investisseurs italiens en Afrique.

Comment l’Italie est-elle devenue l’un des premiers investisseurs européens en Afrique ?

Tout d’abord, Eni ne cesse de réaffirmer sa présence sur le continent, ainsi qu’Enel, l’ancien électricien public, qui s’est lancé récemment en Afrique, notamment dans les énergies renouvelables.

À cela s’ajoute la percée de nouveaux acteurs plus petits, comme le groupe de mode Calzedonia, qui s’est développé ces trois dernières années en Éthiopie.

À quoi tient ce nouvel élan ?

Au fait que nous encourageons les entrepreneurs à se lancer sur le continent. Mais aussi à l’apport encore embryonnaire mais grandissant de la diaspora africaine dans le monde italien des affaires. C’est le cas de Sidi Group, une société milanaise qui a remporté un appel d’offres au Sénégal grâce en partie à l’aide de Sénégalais établis en Italie.

Le continent manque d’industrie, et, sans elle, il n’y a pas de réel développement possible ni de création d’emplois

Dans quels secteurs d’activité l’Italie se distingue-t-elle en Afrique ?

L’énergie en premier lieu, avec Eni et Enel Green Power, mais aussi le bâtiment et les travaux publics, avec des groupes comme Salini Impregilo. Pour le reste, l’Italie est représentée essentiellement en Afrique par des PME, surtout dans le domaine manufacturier, où nous ciblons la classe moyenne avec les produits made in Italy.

Nous sommes en revanche très peu présents dans les services. Nous ne comptons pas de banques sur le continent, à l’exception de Bank of Alexandria, propriété d’Intesa Sanpaolo.

Comment vos entreprises font-elles face à la concurrence ?

Dans les domaines du bâtiment public et des infrastructures, l’Italie, comme les autres, a du mal à être compétitive, car nous sommes confrontés à la force de frappe de la finance chinoise.

En revanche, dans le domaine des équipements, nous parvenons à faire la différence, car nos produits sont plus intuitifs que ceux des Allemands et nettement plus durables que ceux de Pékin.

Quel message votre association souhaite-t-elle faire passer aux entreprises italiennes ?

Depuis trois ans, nous les incitons fortement à développer une culture industrielle en Afrique. La solution passe notamment par la mise en place de partenariats. Le continent manque d’industrie, et, sans elle, il n’y a pas de réel développement possible ni de création d’emplois.

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