Société

Cameroun – Samuel Eto’o : « J’ai soutenu le candidat Biya, c’était mon droit »

À JA, le 6 novembre. L’ancien capitaine des Lions indomptables a été sacré à quatre reprises meilleur joueur africain de l’année.

À JA, le 6 novembre. L’ancien capitaine des Lions indomptables a été sacré à quatre reprises meilleur joueur africain de l’année. © Vincent Fournier/JA

Football et politique, business, binationalité… L’ancien attaquant camerounais, tout juste retraité, va droit au but.

C’est un jeune retraité de 38 ans qui a rendu visite à Jeune Afrique, ponctuel et courtois, s’excusant de traîner une grippe saisonnière mais disposé à répondre aux questions, nombreuses, que l’on se posait sur son incroyable ascension, sa reconversion, sa fréquentation des palais présidentiels, ses opinions tranchées et ses problèmes de riche… Entretien sans langue de bois avec le joueur africain le plus titré de l’Histoire.

Jeune Afrique : Pourquoi avoir décidé de mettre un terme à votre carrière, en septembre ?

Samuel Eto’o : Parce que c’était le bon moment. À mon âge, on se demande toujours si on a gagné assez de titres, si on a suffisamment préparé la relève. J’avais la réponse à toutes ces questions, alors j’ai décidé qu’il était temps d’arrêter.

Avez-vous des regrets ?

Non. Quand je regarde d’où je suis parti pour arriver là où je suis, je me dis que je suis un privilégié. Je n’ai pas le droit d’avoir des regrets. J’ai juste des devoirs qui m’obligent à donner en retour. Je veux aider, apporter ma contribution à la transformation de notre continent.

Que comptez-vous faire maintenant ?

Me reconvertir dans les affaires. Lorsque vous êtes footballeur, vous payez des gens pour qu’ils s’occupent des vôtres. Mais quand c’est à vous de les gérer, et que vous voulez les développer, il vous faut acquérir de nouvelles compétences.

Je vais donc reprendre des études pour apprendre la gestion d’entreprises. En janvier, je rejoindrai l’université Harvard, qui a bien voulu m’admettre dans une formation spécialisée. Je vais aller vivre à Boston pendant presque un an. Ce ne sera pas facile, mais c’est un beau défi et cela m’ouvrira d’autres portes.

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