Mines

Mines de cuivre : une demande en hausse et une offre vieillissante

Vue de la mine de cuivre Frontier à Sakania (Sud-Est de la RDC), propriété du luxembourgeois Eurasian Ressources Group, le 3 mars 2015.

Vue de la mine de cuivre Frontier à Sakania (Sud-Est de la RDC), propriété du luxembourgeois Eurasian Ressources Group, le 3 mars 2015. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Le gisement de cuivre Kamoa-Kakula en RDC arrive à point nommé pour disputer aux vieux gisements mondiaux une position clé dans un marché où la demande est en hausse soutenue, notamment du fait de la Chine.

Le développement économique chinois est étroitement lié au minerai de cuivre, que l’on utilise pour la fabrication des câbles électriques et des tuyaux d’eau. Pékin consomme environ 40 % de l’offre mondiale de ce métal, également indispensable à la production d’énergie renouvelable, notamment au fonctionnement des éoliennes ou des stations de recharge des voitures électriques.

Du Chili à l’Indonésie en passant par les États-Unis, les plus grandes mines de cuivre du monde sont en production depuis des décennies, ce qui signifie qu’il faut extraire toujours plus de roches pour obtenir une tonne de cuivre.

Les compagnies du secteur sont donc à la recherche de nouveaux gisements comme ceux de la RD Congo. Mais ils doivent faire face à deux écueils : d’un côté, les infrastructures nécessaires à l’extraction puis au transport du minerai entraînent des coûts importants ; et de l’autre, les investisseurs sont de plus en plus regardants concernant les répercussions environnementales et sociales.

À la recherche de grandes mines

« Tous sont à la recherche de grandes mines dans des régions peu risquées, dont le coût d’exploitation sera faible et la durée longue. On peut leur souhaiter bon courage car les projets comme ceux-là n’existent plus », estime Julian Kettle, analyste chez Wood Mackenzie.

Les mineurs aiment à dire que « la teneur en minerai est reine » : en effet, plus, elle est élevée, plus la quantité qui doit être extraite est réduite, ce qui fait baisser le coût. Mais la teneur en cuivre au Chili, premier producteur mondial, est passée de plus de 1,25 % en 1999 à moins de 0,75 % aujourd’hui. Cela signifie que presque tout ce qui est extrait l’est pour rien.

L’immense mine à ciel ouvert de Chuquicamata, au Chili, qui a contribué à faire la fortune de la famille Guggenheim après son acquisition, en 1910, a été transformée en mine souterraine dans l’espoir d’en prolonger la vie de quarante années supplémentaires.

Ivanhoe Mines affirme que la mine Kamoa-Kakula, en RD Congo, a quant à elle une teneur moyenne de 5,5 % de cuivre. Un chiffre qui atteindrait même 18 % dans un trou de forage creusé cette année, appelé « zone bonanza ».

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