Justice

Cameroun : pourquoi Paul Biya a arrêté les frais au port de Douala

Paul Biya, le président camerounais.

Paul Biya, le président camerounais. © Lintao Zhang/AP/SIPA

Après une rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le président Paul Biya a suspendu le processus visant à accorder la concession du terminal à conteneurs du port de Douala à la société TIL.

Quelques heures après avoir reçu Jean-Yves Le Drian, le 23 octobre, Paul Biya a ordonné la suspension du processus visant à accorder la concession du terminal à conteneurs du port de Douala à la société TIL.

Ce faisant, le président camerounais a répondu à la demande du ministre français des Affaires étrangères, reprenant la main sur un dossier géré jusque-là par Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence, qui est ainsi désavoué : le 31 juillet, celui-ci avait en effet encore demandé à Cyrus Ngo’o, le directeur du port, « d’accélérer le processus de sélection du nouvel opérateur ».

Risque de déconvenue judiciaire

Biya y a vu son intérêt : le français Bolloré (dont la concession de 15 ans arrive à échéance en décembre) avait demandé l’arrêt de ce processus et le tribunal administratif de Douala avait, le 16 août, accédé à sa requête. Le Cameroun risquait donc une déconvenue devant la Cour de commerce internationale de Paris.

Filiale de l’armateur italien MSC, TIL paie aussi la tiédeur des relations entre le Cameroun et l’Italie, qui avait soutenu le groupe Piccini. Ce dernier s’était vu attribuer la construction du stade Paul-Biya (Yaoundé), mais les travaux sont au point mort.

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