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Santé : que valent vraiment les hôpitaux africains ?

Beaucoup d’Africains préfèrent se faire opérer en Afrique du Sud, en Tunisie ou au Maroc.

Beaucoup d’Africains préfèrent se faire opérer en Afrique du Sud, en Tunisie ou au Maroc. © PeopleImages/Getty Images

Du Maroc à l’Afrique du Sud, les établissements hospitaliers du continent s’équipent et innovent pour faire mentir leur réputation. Et rivaliser avec leurs pendants occidentaux.

C’est l’exemple même du sujet qui fâche. Prononcez simplement les mots  » hôpital public  » devant un Africain, ou même devant un médecin européen qui connaît un peu la situation sur le continent, les sourcils se froncent, les yeux se baissent ou envoient des éclairs.

Honte, fatalisme, colère… La réputation du secteur hospitalier africain, surtout public, est catastrophique. Chacun a en tête un exemple lu dans la presse, entendu à la terrasse d’un café ou vécu par un proche. Décès de nouveau-nés, amputations injustifiées, pathologies mortelles non détectées à temps faute de matériel en état de fonctionner ou en raison d’une mauvaise interprétation des analyses, patients séquestrés pour contraindre leurs familles à payer les frais d’hospitalisation…

#BalanceTonHopital

Récemment, en Côte d’Ivoire, la diffusion de vidéos montrant le CHU de Yopougon envahi par les eaux a entraîné la fermeture temporaire de l’établissement. Et ailleurs en Afrique, les patients mécontents se défoulent sur les réseaux sociaux avec le hashtag #BalanceTonHopital. Les Africains qui en ont les moyens partent donc souvent se faire soigner au Maghreb, en Europe ou aux États-Unis. Et pour l’immense majorité de la population qui ne peut s’offrir ces séjours sanitaires, la tentation est grande de se tourner vers les faiseurs de miracles.

À Dakar, on s’échange par exemple le nom d’un médecin togolais qui « soigne tout pour 80 000 francs CFA [122 euros], médicaments compris ». Tous ces dysfonctionnements, dont les conséquences peuvent être très graves, voire fatales, existent. Les reportages publiés dans ces pages le confirment. Le système public de santé est malade et sous-financé, les infrastructures et le matériel sont mal entretenus, le personnel sous-payé et souvent démoralisé, les médicaments indisponibles.

Cependant, en interrogeant personnel de santé et patients, nos journalistes ont aussi constaté que les choses changent. Même parfois très vite. Les systèmes de couverture maladie se développent, les nouvelles technologies apportent des débuts de réponses à nombre de difficultés. On trouve même un peu partout sur le continent, sans prétendre à l’exhaustivité – des « pôles d’excellence » qui, sur telle ou telle spécialité médicale, proposent des soins d’un niveau comparable à celui des grands CHU des capitales occidentales.

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