Politique

Cameroun : secrétaire général de la présidence, un métier à risques

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Mis à jour le 28 octobre 2019 à 15h47
Le président Paul Biya (à dr.) a lui-même été secrétaire général de la présidence, de 1968 à 1975.

Le président Paul Biya (à dr.) a lui-même été secrétaire général de la présidence, de 1968 à 1975. © DR

Les quinze secrétaires généraux qui ont travaillé avec le président camerounais Paul Biya depuis 1982 ont connu des fortunes diverses. Tour d’horizon.

Depuis son accession au pouvoir, en 1982, Paul Biya a connu quinze secrétaires généraux. Certains, bien sûr, ont réussi à quitter le poste sans dommage, voire à poursuivre leur carrière. Jean Nkuete (1986-1988, actuel secrétaire général du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, au pouvoir), Amadou Ali (1996-1997, désormais au Conseil supérieur de la magistrature) et Laurent Esso (2006-2011, aujourd’hui ministre de la Justice) ont conservé, à des degrés divers, la confiance du chef de l’État.

Ambitions

D’autres ont connu des fortunes moins reluisantes. Titus Edzoa (1994-1996) a été condamné en 1997 pour détournement de fonds publics et ne sera libéré que dix-sept ans plus tard. Marafa Hamidou Yaya et Jean-Marie Atangana Mebara, tous deux condamnés en 2012 dans le cadre de la même opération anticorruption Épervier, sont toujours emprisonnés.

Paul Biya surveille ses secrétaires généraux avec une vigilance toute particulière, sachant que la position a souvent nourri les ambitions de ses occupants. Il a lui-même été le titulaire de ce poste de 1968 à 1975, avant de devenir, à la surprise quasi générale, Premier ministre puis chef de l’État.

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