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Cet article est issu du dossier «Madagascar : les douze travaux de Rajoelina»

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Politique

[En débat] Madagascar : place aux municipales 

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Mis à jour le 28 octobre 2019 à 18h06

Par  Olivier Caslin

Olivier Caslin est spécialiste des transports et des questions économiques multilatérales. Il suit également l'actualité du Burundi, de Djibouti et de Maurice.

DOM

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Après la présidentielle de la fin de 2018, les législatives du mois de mai, place aux municipales.

Le 27 novembre, les Malgaches vont se rendre une nouvelle fois aux urnes pour élire les 1 700 maires du pays, avec la possibilité pour la mouvance présidentielle regroupée sous la bannière IRD, si elle remporte cette dernière levée, de réaliser un grand chelem, rare dans l’histoire de la Grande Île. C’est notamment le cas à Antananarivo, détenue traditionnellement par le camp opposé à celui du chef de l’État.

Rien de surprenant donc que le 11 septembre bruissent les rumeurs d’une possible candidature de Marc Ravalomanana, le patron du TIM. Grand perdant des dernières joutes électorales, l’ancien chef de l’État donnerait un peu plus de poids à ses revendications de leader officiel de l’opposition en retrouvant à l’hôtel de ville un siège qu’il a occupé entre 1999 et 2002 et sur lequel il a placé sa femme, Lalao, depuis 2015. La plateforme du Rassemblement des opposants à Madagascar (RMDM) lui a même déroulé le tapis rouge, vingt-quatre heures plus tôt, devant la presse malgache au grand complet.

Andriantsitohaina, champion de l’IRD

L’affaire semble entendue, avant que les cartes ne soient rebattues le 12 septembre. Le leader du TIM refuse d’abord l’invitation, préférant envoyer en première ligne le jeune Ny Rina Randriamasinoro, actuel secrétaire général de la commune d’Antananarivo et parfait inconnu du grand public.

Avant que l’IRD ne dévoile, quelques heures plus tard et à la surprise générale, son champion en la personne de Naina Andriantsitohaina. Ne lui reste plus qu’à démissionner de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, quelques jours plus tard, pour commencer à labourer méthodiquement la capitale.

Tout juste si ce très proche du président Rajoelina ne regrette pas aujourd’hui que le combat des chefs tant attendu n’ait pas lieu. Ce n’est pourtant pas un boulevard vers la place du 18-Mai qui s’ouvre devant lui, tant le TIM reste populaire dans les bas quartiers de la capitale.

Naina Andriantsitohaina, qui concourt pour la première fois à un mandat électif, sait qu’il peut compter sur la machine électorale bien huilée de l’IRD pour l’emporter. Il aura ensuite cinq ans devant lui pour faire ses preuves et moderniser la capitale. Avec peut-être à l’esprit l’ambition de quitter un jour l’hôtel de ville pour rejoindre directement le palais présidentiel d’Iavohola, comme Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina avant lui.

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