En avril 2017, quelque 300 millions de dollars ont été accordés à la National Bank of Egypt « pour contribuer aux efforts d’industrialisation du pays ». Deux mois plus tard, c’était au tour de son compatriote Banque Misr de recevoir une ligne de crédit similaire de 200 millions de dollars.
Les 200 premières banques africaines
Puissance macroéconomique
Les financements d’Afreximbank s’apparentent même parfois à des interventions destinées à influencer les équilibres monétaires et macroéconomiques, un domaine normalement réservé aux banques centrales.
En février 2016, et alors que le secteur névralgique du tourisme en Égypte subissait de plein fouet les effets du coup d’État militaire contre l’ancien président Mohamed Morsi, l’établissement multilatéral a ainsi signé une convention avec la banque centrale portant sur une enveloppe de 500 millions de dollars.
Destinée à mettre à la disposition des importateurs des lignes de crédit en devises étrangères après la crise aiguë de liquidité qui avait affecté le marché des changes, elle a permis aux opérateurs économiques de respecter leurs engagements de financement extérieur.