Banque

En Afrique du Sud, Absa Bank cherche sa nouvelle ligne directrice après le départ de Barclays

La tour Absa, au Cap

La tour Absa, au Cap © Richard Atkinson

Après le désengagement de Barclays, la banque sud-africaine Absa Bank peine à dessiner un projet commercial dans un contexte concurrentiel et économique tendu.

Libéré de l’emprise de son actionnaire historique, Barclays, et prévoyant l’arrivée prochaine de son nouveau directeur général, Absa Bank se trouve, en théorie, à un moment propice pour concevoir une nouvelle stratégie.

Mais le groupe bancaire sud-africain continue de suivre la direction qu’il a annoncée au début de 2018. Et ce malgré la transformation permanente du secteur dans le pays, entre d’un côté l’arrivée de nouvelles banques en ligne et de l’autre les fermetures d’agences et les pertes d’emplois provoqués par la crise économique.

Largement considérée comme la moins flexible des grandes banques sud-africaines et la moins attrayante pour les investisseurs, Absa Bank peine parfois à s’adapter aux aléas du marché. Cette année, elle se positionne au 5e rang de notre top 200, derrière ses principales rivales, Standard Bank et FirstRand.

Les résultats pour le semestre clos en juin 2019, qui montrent une croissance de seulement 3 % des bénéfices et des dividendes, tendent à conforter cette impression. Mais la banque explique que, au contraire, la sortie de Barclays a servi de catalyseur à sa « réinitialisation », permettant ainsi à la banque d’enfin « poursuivre une stratégie de croissance cohérente pour un fournisseur de services financiers en Afrique ».

Nous avons réduit les niveaux de gestion afin de rapprocher les dirigeants des salariés en première ligne

La stratégie qu’elle a présentée en mars 2018 mettait sa banque de détail sud-africaine, décrite comme « essentielle », au cœur de son projet de croissance. Absa en a simplifié le modèle opérationnel et l’organisation en y intégrant les activités de gestion de patrimoine, d’assurance, de distribution et de fiducie « afin de créer un point de vente unique réunissant tous les services bancaires et non bancaires ».

Les derniers résultats indiquent que cette décision porte ses fruits. Les crédits immobiliers ont augmenté de 16 % au premier semestre de 2019, contre 7 % pour le marché dans son ensemble, tandis que les dépôts de détail ont augmenté de 12 %, contre une hausse de 9 % du marché.

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