Bourse

Bourses africaines : l’union fera-t-elle la force ?

Clôture du Nigerian Stock Exchange (NSE), à Lagos, en avril 2019.

Clôture du Nigerian Stock Exchange (NSE), à Lagos, en avril 2019. © Ruth McDowell/Bloomberg via Getty Images

Les plus grandes Bourses du continent se préparent à s’associer comme jamais auparavant via l’African Exchanges Linkage Project. Mais les défis représentés par cette interconnexion sont légion.

La mission confiée au début d’août 2019 à Tom Minney en aurait découragé plus d’un. Cet ancien journaliste diplômé d’Oxford, qui s’est reconverti dans les années 1990 dans l’analyse et la gestion des marchés de capitaux, a été sélectionné par l’Association des Bourses africaines (Asea) et la Banque africaine de développement (BAD) pour piloter l’African Exchanges Linkage Project (AELP), un projet titanesque lancé en 2015 et toujours en chantier.

Sa tâche – « stimuler la liquidité et les échanges entre les Bourses africaines afin qu’elles puissent jouer un rôle plus important dans la canalisation de l’épargne du continent vers les entreprises productives », comme il nous l’explique – n’est pas des plus aisées.

Le projet consiste à créer des liens entre quatorze pays et sept marchés de capitaux africains représentant 85 % de la capitalisation boursière et plus de 6 % du PIB du continent.

Mais des différences profondes existent entre les places concernées. Les transactions quotidiennes à la première Bourse du continent, Johannesburg – dont la capitalisation dépasse 1 000 milliards de dollars –, atteignent 13,8 milliards de dollars, soit à peu près autant que la capitalisation totale de la Bourse de Maurice, à Port-Louis (14,9 milliards).

Des bourses très diverses

Alors que Casablanca publie la quasi-totalité des informations financières des entreprises qui y sont cotées en français, Le Caire en publie encore une part très importante uniquement en arabe. Et des écarts majeurs persistent en matière d’ouverture aux investisseurs étrangers : entre Nairobi, où ces derniers sont majoritaires (65 %), et Casablanca, où ils sont largement minoritaires (10 %), par exemple. Idem pour la liquidité et la fréquence d’échange des titres, avec des taux de rotation moyens des actions cotées variant d’environ 44 % à Johannesburg et au Caire à moins de 5 % à Abidjan.

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