Politique

Manifestations en Guinée : comment Alpha Condé a piloté la riposte

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 12 novembre 2019 à 15h15
Le chef de l’État guinéen.

Le chef de l’État guinéen. © Vincent Fournier/JA

Le président guinéen a suivi heure par heure le déroulement des manifestations qui ont secoué son pays, la semaine dernière. Depuis le palais présidentiel, c’est Alpha Condé qui a pris les principales décisions.

Tout en déléguant à Ibrahima Kassory Fofana, son Premier ministre, le soin de monter en première ligne et de coordonner les réactions officielles, Alpha Condé a suivi heure par heure dans son palais de Sekhoutoureya le déroulement des manifestations de l’opposition à Conakry et dans plusieurs villes de province, les 14 et 15 octobre (9 morts, selon un bilan officiel).

Confinement des opposants et de l’armée

Convaincu d’avoir affaire à une tentative d’insurrection – sous le couvert de protestations contre sa volonté présumée de briguer un troisième mandat en 2020 – destinée à le renverser en quelques jours et pilotée par ses adversaires Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, le président guinéen a pris lui-même les principales décisions, comme le confinement de ces deux derniers dans leurs résidences respectives et la consignation de l’armée dans les casernes.

Tentative de riposte médiatique

Arrestation d'un manifestant, à Conakry le 14 octobre 2019.

Arrestation d'un manifestant, à Conakry le 14 octobre 2019. © Youssouf Bah/AP/SIPA

Le 15 octobre dans l’après-midi, il a convoqué une réunion de crise, à laquelle ont participé Rachid Ndiaye, son ministre conseiller spécial, et l’équipe de communication de la présidence. Au menu, notamment : comment répliquer à la multiplication, sur les réseaux sociaux, de fake videos présentant des images de manifestations censées se dérouler à Conakry, mais en réalité « recyclées », voire filmées en Haïti ou au Mozambique.

Afin de structurer cette riposte médiatique, un document de « contextualisation des manifestations organisées par le FNDC [Front national pour la défense de la Constitution] » a été diffusé en interne, le 18 octobre.

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