Pétrole & Gaz

La Libye maintient sa production d’hydrocarbures malgré la crise politico-militaire

Un homme devant une raffinerie à Ras Lanouf, en Libye, en 2011.

Un homme devant une raffinerie à Ras Lanouf, en Libye, en 2011. © © Kevin Frayer/AP/SIPA

Pour empêcher la production de la National Oil Corporation (NOC) de flancher, le gouvernement de Fayez al-Sarraj met la main à la poche, et l’addition va rapidement se chiffrer en milliards de dollars.

Malgré la crise politico-militaire, le gouvernement libyen s’évertue à soutenir la production pétrolière, qui frôle 1,3 million de barils par jour (b/j) contre 1 million en octobre 2018.

Les autorités de Tripoli ont annoncé au début du mois l’allocation de 1,5 milliard de dinars libyens (949 millions d’euros) à National Oil Corporation (NOC) pour maintenir la production en 2019-2020.

Par ailleurs, 300 millions de dinars ont été alloués au règlement des obligations de la NOC envers d’autres sociétés.

Le gouvernement de Fayez al-Sarraj – en lutte avec les forces du maréchal Khalifa Haftar, chef de l’autoproclamée Armée de libération nationale qui règne sur l’Est – cible une production de 2,2 millions de b/j pour 2022. Une ambition qui nécessitera 18 milliards de dollars…

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