Banque

Sim Tshabalala (Standard Bank Group) : « Le retour à une croissance soutenue nécessitera des réformes structurelles »

SimTshabalala a rejoint Standard Bank en 2000.

SimTshabalala a rejoint Standard Bank en 2000. © Mariella Furrer/Cosmos

Le directeur général de Standard Bank Group reste optimiste quant à la croissance de l’économie sud-africaine à moyen terme.

Dans quelle mesure SBG a-t-il réussi à réduire ses coûts ?

Nous sommes très sérieux au sujet de la discipline en matière de coûts. Par conséquent, nos activités en Afrique du Sud ont été en mesure d’accélérer les initiatives de réduction des coûts au cours du deuxième semestre de 2018. Toutefois, cela n’a pas suffi à compenser d’autres pressions, telles que la baisse des revenus provenant des taux d’intérêt appliqués aux prêts. L’augmentation des frais a donc été supérieure à celle des revenus en 2018.

Pensez-vous que les niveaux de prêts non productifs (NPL) en Afrique du Sud sont susceptibles d’augmenter au cours de cette année ?

En raison de l’augmentation des risques, nous avons dû être plus stricts dans nos critères d’acceptation des risques et nous avons été plus stricts dans certains segments de marché. Ainsi, même si nous pensons que les NPL vont augmenter, nous sommes sûrs qu’ils resteront bien en deçà de nos limites de risques. Standard Bank croit que les prêts augmenteront avec l’amélioration des perspectives économiques de l’Afrique du Sud.

Justement, comment les voyez-vous ? Le pays conservera-t-il sa notation de crédit auprès de Moody’s ?

L’économie sud-africaine restera atone jusqu’à la fin de l’année, le FMI prévoyant une croissance de 1,5 % et la Banque centrale une hausse de 1,2 % seulement. Standard Bank est optimiste quant à une reprise modérée de l’économie sud-africaine à moyen terme. Toutefois, le retour à un rythme de croissance soutenu, susceptible de réduire le chômage et les inégalités nécessitera des réformes structurelles plus complètes, notamment pour stabiliser et renforcer les droits de propriété.

Pour mettre l’Afrique du Sud sur la voie de la prospérité, notre pays a également besoin que les secteurs public et privé investissent à grande échelle dans les infrastructures. D’importantes réformes de nos systèmes d’enseignement primaire, secondaire, supérieur et professionnel, des systèmes de justice et de santé, et de nombreux autres ministères et organismes locaux, provinciaux et nationaux sont nécessaires. Nous ne serons pas en mesure de générer les ressources nécessaires pour ces projets de plus grande envergure et à plus long terme si nous ne mettons pas en œuvre les réformes urgentes que je viens d’énumérer.

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