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Diplomatie

Cedeao : l’intégration avance lentement, mais sûrement

Photo de famille des chefs d’État et de gouvernement lors du sommet extraordinaire de la Cedeao sur la sécurité, le 14 septembre, à Ouagadougou. © Anne Mimault/REUTERS

Depuis près de quarante-cinq ans, les quinze membres de la Cedeao avancent sur la voie de l’intégration. Cependant, beaucoup reste à faire en matière d’infrastructures et d’harmonisation des économies, encore très disparates, pour parvenir à l’édification d’une communauté à part entière.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a fière allure. Quinze États membres ; 375 millions d’habitants ; une capitale, Abuja ; une commission et un conseil des ministres ; des comités qui embrassent tous les sujets économiques ; des textes qui, depuis 1975, posent méthodiquement les fondations de la libre circulation des personnes, des produits, des services et des capitaux ; un tarif extérieur commun (TEC) depuis 2015 ; et une monnaie unique annoncée pour l’an prochain, l’eco. On comprend que le Maroc et la Tunisie demandent leur adhésion pleine et entière. Et que la Mauritanie, qui l’a quittée en 2000, ainsi que l’Algérie en soient devenus partenaires.

Pourtant l’intégration y progresse très lentement. Est-ce parce que la Communauté compte trois langues officielles (anglais, français, portugais), huit monnaies et qu’elle rassemble une importante diversité de pays en matière de taille et de développement ? Toujours est-il que le mouvement de convergence que la Cedeao est censée soutenir progresse moins vite que celui de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa, huit membres), de dix-neuf ans sa cadette et qu’elle a vocation à absorber un jour.

Désunion douanière

Cette relative déception s’explique d’abord par la difficulté à mettre en pratique les accords signés entre les États membres. « Comme toutes les conventions internationales, celles qui régissent la Cedeao doivent être transcrites dans les droits nationaux, explique Poul Hansen, chargé de la facilitation du commerce à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Si l’on ne fournit pas un effort politique pour faire en sorte que ces textes soient appliqués, cela n’avance pas ».

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