Sécurité

Burkina Faso : ce qu’il s’est passé lors de l’attaque de Koutougou

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration).

Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration). © DR / Forces armées burkinabè

L’attaque de Koutougou, dans laquelle 24 militaires ont été tués, mi-août dans le nord du Burkina Faso, a été « planifiée et exécutée » par le groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS), selon un document confidentiel de l’armée auquel Jeune Afrique a eu accès. En voici les détails.

Selon une note des renseignements burkinabè que JA a consultée, l’attaque de Koutougou, qui, le 19 août, a coûté la vie à 24 militaires, a été « planifiée et exécutée par la branche d’Abdoulakim (Abdoul Hakim Sahraoui, ex-chef du Mujao à Gao, en 2012), du groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS) ». Et ce, bien qu’elle ait été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Cette attaque a été préparée depuis les bases de Filifala, Beli, Boulel et Tin-Tabakat, le long de la bande frontalière entre le Burkina, le Mali et le Niger. « Au moins 109 binômes » à moto et 4 véhicules y ont pris part.

Adama Dicko tué dans les combats

Outre Abdoul Hakim Sahraoui, Moussa Moumouni, l’un des chefs nigériens de l’EIGS, et Adama Dicko, dit Garibou, considéré comme le principal chef burkinabè de ce groupe, ont dirigé l’opération. Ce dernier a été tué dans les combats, ainsi que deux autres lieutenants de l’EIGS : Ali Moumouni, le frère de Moussa Moumouni, et Moussa Goudoudou Dicko, originaire du village de Béléhédé, au Burkina.

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