Justice

Algérie : les avocats vedettes du procès de Blida

Me Farouk Ksentini, avocat du général Mohamed Mediène dit Toufik.

Me Farouk Ksentini, avocat du général Mohamed Mediène dit Toufik. © Xinhua/ZUMA/REA ;

Une vingtaine d'avocats ont défendu les sept accusés - dont Saïd Bouteflika, Louisa Hanoune et les généraux Toufik et Tartag - lors du procès pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’État », qui s'est tenu les 23 et 24 septembre au tribunal militaire de Blida, à 50 kilomètres au sud-ouest d'Alger.

En l’absence des médias, interdits de couverture, les avocats de la défense – une vingtaine – étaient chargés d’assurer le service de communication durant les deux jours qu’aura duré le procès des quatre prévenus et des trois accusés jugés par contumace.

Pour suivre le déroulement des audiences, il fallait donc se fier aux seuls comptes rendus – parcellaires – fournis par quelques avocats. Des ténors et des vedettes des prétoires pour un procès hors normes au tribunal militaire de Blida. Il y a bien sûr Miloud Brahimi, avocat de Saïd Bouteflika et du général Mohamed Médiene, dit « Toufik ».

Miloud Brahimi.© Louiza Ammi pour JA © Louiza Ammi pour JA ;

Incontournable dans les grandes affaires pénales, ce vieux routier a réclamé, en vain, une retransmission du procès en direct à la télévision. En 2015, déjà, l’ancien chef de la lutte antiterroriste, le général Hassan, avait été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal militaire d’Oran (nord-ouest), au cours d’un procès à huis clos.

Me Farouk Ksentini, avocat du pouvoir

L’autre vedette du procès de Blida est Farouk Ksentini, lui aussi avocat de « Toufik ». Proche de Bouteflika, Ksentini a souvent été qualifié d’avocat du pouvoir. Il a longtemps été président du Conseil consultatif de protection des droits de l’homme, qui dépendait de la présidence de la République.

Membre du collectif des avocats de Louisa Hanoune, maître Boudjemaa Ghechir a également assuré la communication dans ce procès. Membre fondateur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), dont il a assuré la présidence pendant de longues années, Ghechir a également souhaité la présence de la presse comme gage de transparence. Lui aussi a vu sa requête rejetée.

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