Politique

Rwanda : nouvel assassinat d’un collaborateur de l’opposante Victoire Ingabire

Rwandan politician of the unregistered FDU-Inkingi opposition party, Victoire Ingabire, is seen at the Mageragere Prison in Kigali, Rwanda September 15, 2018. REUTERS/Jean Bizimana - RC1BB66689F0 © Jean Bizimana/REUTERS

Dusabumuremyi Syldio, le coordinateur national des FDU-Inkingi de Victoire Ingabire, a été tué dans la soirée du lundi 23 septembre à Kigali. Deux suspects ont été arrêtés, mais l'opposante craint que l'enquête n'aboutisse pas.

Le Rwanda Investigation Bureau a confirmé à Jeune Afrique qu’une « enquête a été ouverte juste après sa mort. Deux suspects ont été arrêtés. Les investigations se poursuivent ». « Le RIB a beaucoup de dossiers qui concernent nos membres. Jusqu’à maintenant je n’ai vu aucun résultat. Donc, je vais attendre pour cette nouvelle enquête, comme j’attends leur réponse sur les disparitions et les assassinats des autres membres de notre parti », a expliqué à Jeune Afrique l’opposante Victoire Ingabire.*

L’enquête ouverte à la suite de la mort suspecte de son assistant, Anselme Mutuyimana, en mars, n’a rien donné, et le FDU-Inkingi a signalé, le 15 juillet, la disparition d’Eugène Ndereyimana, l’un de ses responsables.

Depuis sa libération anticipée, le 15 septembre 2018, à la faveur d’un décret de Paul Kagame, Victoire Ingabire est toujours soumise à certaines conditions. Elle doit se présenter au bureau du procureur une fois par mois et ne peut quitter le territoire sans l’autorisation du ministre de la Justice.

Emprisonnée depuis 2010, elle avait été condamnée en appel, en 2013, à quinze ans de prison pour « conspiration contre les autorités en utilisant les moyens du terrorisme et de la guerre, minimisation du génocide de 1994 et propagation de rumeurs visant à inciter le peuple à la violence ».

Depuis son élargissement, la présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi) recrute des cadres dans les différentes régions du pays afin de demander l’enregistrement de sa formation politique. En mai, la police, qui l’accusait d’avoir organisé une réunion publique sans autorisation, l’avait auditionnée.

(*) Cet article, initialement paru dans Jeune Afrique n°3062 (du 15 au 21 septembre), a été réactualisé à la suite de l’annonce de la mort de Dusabumuremyi Syldio.

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