Économie

Jumia : un triumvirat français

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Mis à jour le 23 septembre 2019 à 16:04

Sacha Poignonnec (à gauche) et Jérémy Hodara (à droite) © Crédit : NYSE

Jumia, la plus française des licornes africaines ? Depuis 2018, la start-up intègre davantage d’Africains au sein de son conseil d’administration.

Enregistrée en Allemagne, l’entreprise est pilotée depuis Dubaï par une trentaine de collaborateurs qui chapeautent toutes les activités et les services déjà offerts par Jumia ou en passe de l’être.

L’ensemble est dirigé par un triumvirat français regroupant les deux cofondateurs, Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara, 38 ans tous les deux et passés par le cabinet américain McKinsey, ainsi qu’Antoine Maillet-Mezeray, 49 ans, directeur financier du groupe depuis 2016 après avoir évolué à des postes similaires dans différentes sociétés technologiques et démarré sa carrière comme auditeur au sein de Mazars.

Le groupe a tendance à engager beaucoup de Français, c’est naturel

« Le groupe a tendance à engager beaucoup de Français, c’est naturel », reconnaît un ex-collaborateur.

Un conseil d’administration en voie d’africanisation

Accusé par de nombreux entrepreneurs du continent d’usurper son statut de licorne africaine, Jumia, qui revendique la création de 6 000 emplois sur ses différents marchés, a africanisé en 2018 son conseil d’administration en intégrant le Camerouno-Américain Blaise Judja-Sato, fondateur de VillageReach et le Sénégalais Alioune Ndiaye, patron Afrique d’Orange.

Le champion NBA d’origine nigériane Andre Iguodala, déjà investisseur dans plusieurs start-up aux États-Unis, a également rejoint le groupe comme administrateur afin d’augmenter la visibilité de Jumia outre-Atlantique.