Pétrole & Gaz

Madagascar : l’État face à ses arriérés dans le secteur pétrolier

La raffinerie de pétrole de Mbao, à 15 km de Dakar

La raffinerie de pétrole de Mbao, à 15 km de Dakar © Youri Lenquette pour JA

Le malaise dans le secteur pétrolier malgache s’aggrave. Galana a déposé un recours gracieux auprès de l’État pour se faire rembourser son dû, après que la compagnie Jovena a signé un accord avec les ministres des Finances et de l’Énergie.

Depuis plusieurs années, l’État malgache achète à crédit aux compagnies pétrolières du pays d’importants volumes de carburant destinés à faire fonctionner la Jirama, la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Sans s’acquitter de ses dettes.

Au début de juillet, les ministres des Finances et de l’Énergie ont signé une convention entérinant le remboursement des montants dus à la compagnie pétrolière Jovena, filiale du groupe Axian, que dirige Hassanein Hiridjee. À la mi-août, le Trésor public lui a ainsi versé, en trois fois, environ 110 milliards d’ariarys (26,3 millions d’euros).

Cette démarche n’est pas passée inaperçue. Des entreprises du secteur estiment que le gouvernement d’Andry Rajoelina favorise Jovena au détriment des autres membres du Groupement pétrolier de Madagascar (GPM). Celui-ci comprend, outre Jovena, Total, Vivo, Galana et LPSA.

Galana monte au créneau

Selon nos sources, Galana a déposé un recours gracieux auprès de Richard Randriamandranto, le ministre des Finances, réclamant à l’État le remboursement de la somme que celui-ci lui doit. Le malaise du secteur pétrolier avait été l’un des sujets évoqués à l’occasion de la rencontre entre Rajoelina et Medef International, à Paris en mai.

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