Politique

Arabie saoudite : dix choses à savoir sur Abdelaziz Al Saoud, le nouveau ministre de l’Énergie

Abdelaziz Al Saoud, le nouveau ministre saoudien de l'Énergie.

Abdelaziz Al Saoud, le nouveau ministre saoudien de l'Énergie. © Jon Gambrell/AP/SIPA

Le 8 septembre, le roi d’Arabie saoudite et « MBS », son héritier, ont confié à ce prince habile et expérimenté le portefeuille de l’Énergie, marquant ainsi leur volonté de reprendre en main ce secteur stratégique.

1. Affaire de famille

Né en 1960, Abdelaziz Al Saoud est le quatrième fils du roi Salman et le demi-frère du prince héritier Mohamed Ben Salman (MBS). Il est le premier membre de la famille régnante à être nommé ministre de l’Énergie.

2. « Très qualifié »

Si sa filiation a joué un rôle certain dans sa nomination, il n’en est pas moins « très qualifié pour le poste », selon l’Américain Theodore Karasik, spécialiste des pays du Golfe. Entré au ministère de l’Énergie en 1987, vice-ministre du Pétrole en 1995, il a été le principal conseiller du tout-puissant ministre Ali Al Naïmi jusqu’en 2016.

3. Négociateur

Alors que le Koweït et l’Arabie saoudite se disputent depuis des années l’exploitation d’une zone frontalière riche en pétrole, les négociations bilatérales sont sur le point d’aboutir, en grande partie grâce à lui. Il s’est même rendu au Koweït, à la fin de juillet, pour discuter de la reprise de la production.

4. Remaniement

Son prédécesseur, Khaled Al Falih, n’est resté en poste que trois ans et, le 2 septembre, a été écarté de la direction du géant pétrolier Aramco au profit de Yassir Al Roumayyan, un proche de MBS. « Ce changement est surtout dirigé contre Falih, qui a échoué à mener les réformes industrielles voulues par MBS », estime Quentin de Pimodan, analyste au Research Institute for European and American Studies.

5. Opep

Alors que les membres de l’Opep se sont entendus pour limiter leur production, cette mesure n’a toujours pas permis au baril de pétrole d’atteindre la barre des 80 dollars nécessaire pour équilibrer le budget saoudien et financer le plan de développement Vision 2030, que MBS souhaite mettre en œuvre. Le nouveau ministre a néanmoins promis de respecter l’accord conclu avec les pays exportateurs.

6. Aramco

Au lendemain de la nomination d’Abdelaziz Al Saoud, Aramco a annoncé que son introduction en Bourse était imminente. Désireux de diversifier l’économie, MBS a prévu d’ouvrir le capital de l’entreprise la plus rentable au monde – un projet pour lequel Falih s’était montré réticent.

7. Rigoureux

Le nouveau ministre sortira-t-il l’Arabie saoudite du tout-pétrole ? Il a en tout cas joué un rôle crucial dans l’adoption, l’an dernier, d’un programme de rationalisation énergétique destiné à réduire la consommation intérieure. Il travaille aussi, depuis 2015, à réduire les subventions dans le secteur de l’énergie.

8. Nucléaire

Pour remodeler son « mix énergétique », le royaume saoudien mise sur le nucléaire. « Nous avançons avec prudence sur ce sujet. Nous avons la chance d’avoir beaucoup de ressources en uranium », a déclaré Abdelaziz le 9 septembre. Deux réacteurs devraient être expérimentés d’ici à 2020.

9. Parisien

Il est un fin connaisseur des meilleurs restaurants de la capitale française, où il possède un appartement, sur l’île de la Cité.

10. Indomptable

« Je ne suis pas un cheval qui se laisse dompter. Je passe pour excessivement spontané. Quand un bon mot me vient à l’esprit, je suis incapable de le garder pour moi », confie-t-il.

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