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Cet article est issu du dossier «Les conséquences de la chute des cours du pétrole sur l'aviation privée»

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Transport aérien

Jets privés en Afrique : Tassili et SonAir, compagnies atypiques

Un Boeing 737 de la compagnie Tassili Airlines.

Un Boeing 737 de la compagnie Tassili Airlines. © Wikimedia Commons CC BY-SA 2.0 Anna Zvereva

Tassili Airlines, propriété de Sonatrach, et SonAir, détenue par Sonangol, sont les deux dernières compagnies aériennes filiales de groupes pétroliers sur le continent.

Créé en 1998 en coentreprise par le géant pétrolier algérien public et Air Algérie (sorti du capital dès 2005), Tassili était initialement destiné au transport des personnels pétroliers de Sonatrach sur les sites de l’entreprise.

Mais, alors que ses avions n’étaient utilisés qu’à 30 % de leurs capacités, elle a ouvert ses vols à la clientèle non pétrolière, puis mis en place des liaisons internationales en 2013, attaquant le marché français (Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg et Nantes) et suscitant quelques grincements de dents chez Air Algérie.

Monopole

En Angola, SonAir dispose d’une confortable situation de monopole sur le transport de passagers de Luanda vers les plateformes et FPSO angolaises (essentiellement par hélicoptère) et dessert par ailleurs les cinq principales villes du pays.

Cette filiale de la Sonangol s’est elle aussi lancée à l’international, sur la ligne Luanda-Houston, exploitée de 2000 à 2018 et interrompue depuis. SonAir figure sur la liste des entreprises que le groupe public angolais souhaite céder à un acteur privé.

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