Politique

Soudan-France : Carlos surveille de près le procès d’Omar el-Béchir

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos en août 1994 à Paris

Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos en août 1994 à Paris © AP/SIPA

Arrêté en août 1994 au Soudan, le Vénézuélien Ilich Ramírez Sánchez, alias Carlos, a suivi depuis sa cellule française l’ouverture du procès d’Omar el-Béchir.

Détenu en France depuis 1994, le Vénézuélien Ilich Ramírez Sánchez, alias Carlos, a écrit le 2 septembre à son avocate, Isabelle Coutant-Peyre. Condamné à une peine de prison à perpétuité, le « révolutionnaire professionnel » autoproclamé explique avoir suivi de sa cellule de Poissy l’ouverture du procès d’Omar el-Béchir.

Dans son courrier, souligne-t-il, les enquêteurs soudanais ont affirmé devant le tribunal, le 19 août, que le président déchu avait reçu 90 millions de dollars de la famille royale saoudienne.

« Payé pour me trahir »

Rappelant qu’El-Béchir « [l’] a livré le 15 août 1994 aux agents de la CIA, à Khartoum, après avoir été payé par les Saoudiens », Carlos poursuit : « Nous ne savons pas combien [il] a été payé pour me trahir, mais il est certain que c’était plusieurs millions de dollars américains… » Il ajoute enfin qu’il doit à Me Coutant-Peyre « plus de 6 millions d’euros » et « encore plus à [ses] autres avocats », avant de demander à celle-ci d’en informer ses « frères et sœurs du Soudan ».

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