Politique

Gabon : dix choses à savoir sur Léandre Nzué, le maire de Libreville

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Léandre Nzué, maire de Libreville, le 21 mai.

Léandre Nzué, maire de Libreville, le 21 mai. © François Zima pour JA

Maire de Libreville, cet édile à la forte personnalité s’est fixé pour objectif de redonner du lustre à la capitale gabonaise. Quitte à recourir à des pratiques musclées.

1. Battant

Tête de liste lors des élections locales du 6 octobre 2018 dans le 2e arrondissement de Libreville, l’ancien secrétaire général adjoint du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a obtenu la majorité, devant l’Union nationale (UN) et le Rassemblement héritage et modernité (RHM). Depuis le 11 mars 2019, il préside aux destinées de cette commune où vivent 65 % des Gabonais.

2. Fang

Né à Libreville il y a 62 ans, il est tombé dans la politique dès son plus jeune âge. Fang du clan Essokè, il est apparenté à Léon Mba, qui fut le premier maire de la capitale et le premier président du Gabon indépendant. Il a fait ses études au collège Bessieux et a toujours vécu et travaillé dans sa ville natale.

3. Baroudeur

Homme de terrain, il a du mal à troquer ses tenues décontractées pour le costume-cravate. Bien que membre du bureau politique du PDG, il ne s’est jamais vraiment soucié des codes vestimentaires du marigot gabonais.

4. Expérimenté

Il intègre le cabinet du ministre de la Fonction publique (1992-1997), avant d’être nommé directeur général adjoint de la Réforme administrative. Entre 2002 et 2007, il est conseiller du directeur général de Gabon Telecom, puis du président-directeur général de La Poste SA. Parallèlement, entre mai 2008 et février 2014, il est le quatrième adjoint de Jean-François Ntoutoume Emane, alors maire de Libreville.

5. Fonceur

Quand il part bille en tête, il n’a peur de rien et finit souvent par obtenir ce qu’il veut. Il a par exemple juré que les Librevillois se réapproprieraient les trottoirs et s’est concentré sur cet objectif. Descentes musclées à 4 heures du matin pour raser au bulldozer les marchés improvisés, destruction des garages illégaux… Il n’a pas fait dans la dentelle !

6. Président

Appréciant sa vista et son volontarisme, Ali Bongo Ondimba l’a nommé conseiller politique au sein de son cabinet, où il est resté de 2014 à 2016.

7. Budget

Pour rendre Libreville plus propre, curer ses bassins-versants, rénover ses monuments et entretenir sa voirie, le maire a fait adopter en juillet un budget de 27,9 milliards de F CFA (42,5 millions d’euros).

8. Héritage

Il a hérité d’une masse salariale que son prédécesseur, Rose Christiane Ossouka Raponda, avait alourdie. Avant d’être nommée ministre de la Défense, le 30 janvier 2019, celle-ci avait recruté 334 agents entre mars et septembre 2018, alors que la mairie en employait déjà 2 950…

9. Menaçant

Sitôt installé, Nzué a mis en demeure par voie de presse les cadres de l’ancien exécutif municipal de ramener les véhicules et le mobilier de bureau qu’ils avaient emporté, non sans les menacer de faire intervenir les forces de l’ordre pour obtenir la restitution de ces biens municipaux.

10. Audit

Il avait juré de chasser de Libreville le prestataire de services Averda, chargé de la collecte des ordures ménagères, pour non-respect du cahier des charges. Sentant le vent tourner, cette entreprise libanaise a suspendu ses activités au début d’août et réclame près de 16 milliards de F CFA à l’État. Estimant que le Gabon n’a pas à payer des prestations qui n’ont pas été fournies, Nzué souhaite qu’un audit soit réalisé.

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