Politique

Gabon : Brice Laccruche Alihanga face à ses rivaux

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 10 septembre 2019 à 10h12
Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet d'Ali Bongo Ondimba.

Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet d'Ali Bongo Ondimba. © DR / Facebook BLA

Le directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, engagé dans la conquête du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), s’emploie à écarter ses rivaux, au premier rang desquels l’ancien ministre Ali Akbar Onanga, qui tente de son côté de reconstruire une opposition à Brice Laccruche Alihanga.

En tournée dans la Nyanga, le Moyen-Ogooué et le Woleu-Ntem, Brice Laccruche Alihanga (BLA) poursuit sa conquête du PDG (parti au pouvoir). Le directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba (ABO) a réussi à y limiter l’influence des anciens du Mouvement des amis d’ABO. Mais ceux-ci n’ont pas dit leur dernier mot.

Ali Akbar Onanga, ex-ministre et député (exclu du PDG, qui ne le considère plus comme tel) tente de construire une opposition à BLA, avec le soutien de son ancien collègue Pacôme Moubelet Boubeya et celui d’Idriss Ngari, son beau-père, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Onanga n’a pas digéré son limogeage du gouvernement, puis du PDG. De plus, le Conseil gabonais des chargeurs, que dirigeait son épouse, Liliane Ngari, a été supprimé, et sa mission confiée à l’Office des ports et rades du Gabon, dont le directeur général, Landry Régis Laccruche Lelabou, est le frère de BLA.

Bataille d’influence à l’Assemblée

À l’Assemblée, Onanga espère obtenir le soutien d’Emmanuel Issoze Ngondet, l’ex-Premier ministre, des ex-ministres Guy Bertrand Mapangou, Régis Immongault, Pascal Ambourouet, Jean-Pierre Oyiba et Guy-Maixent Mamiaka, ainsi que celui d’Hervé Opiangah, ex-conseiller à la présidence.

Ce dernier, comme Onanga, s’était opposé à Laccruche Alihanga après l’AVC du président, préconisant qu’il soit hospitalisé au Maroc alors que le « dircab », qui soutenait Sylvia Bongo Ondimba, préférait qu’il le soit à Londres. D’autres, qui attribuent leur éviction à Laccruche, ont pris leurs distances.

L’ancien ministre Étienne Massard s’est éloigné de la vie politique. Arsène Emvahou (ex-aide de camp du président) s’est installé à Bruxelles, comme attaché militaire. Steed Rey (ex-directeur des déplacements) travaille à l’Agence nationale de promotion des investissements et dirige sa société, Yoka Com’Event.

Enfin, Pierre-Claver Maganga Moussavou, l’ancien vice- président, a repris ses activités dans l’opposition. Le 24 août, il a reçu Jean Ping afin de discuter des législatives partielles, dont le second tour s’est déroulé le 31.

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