Candidats

Présidentielle en Tunisie – Youssef Chahed : « Nous avons évité au pays le scénario grec »

Le candidat Youssef Chahed en campagne pour l'élection présidentielle du 15 septembre 2019. © Facebook/ @Youssefchahedofficiel

À quelques heures du lancement de sa campagne pour la présidentielle, Youssef Chahed, le chef du gouvernement sortant, a rencontré Jeune Afrique. Le candidat défend son bilan et esquisse les nouvelles perspectives qu'il propose pour le pays.

Le chef du gouvernement tunisien a délégué ses pouvoirs à son ministre Kamel Morjane pour candidater à la présidence. Jeune Afrique l’a rencontré pour évoquer son programme à l’occasion du lancement de sa campagne sur le territoire tunisien, lundi 2 septembre. C’est un Youssef Chahed décontracté et sûr de lui, rompu à l’exercice de la communication, qui s’est exprimé sur les grandes prérogatives du chef de l’État et ses priorités, et a défendu son bilan, après 3 ans de gouvernance houleuse et controversée.

Jeune Afrique : Comparé à d’autres candidats, vous faites campagne avec un bilan, celui d’un chef de gouvernement en poste depuis trois ans. Beaucoup le critiquent, comment le défendre ?

Youssef Chahed : En expliquant plusieurs choses. D’abord les conditions dans lesquelles nous sommes arrivés aux affaires, avec deux paramètres importants. D’une part, la situation sécuritaire très fragile : la Tunisie a connu quelques mois avant notre arrivée deux attentats – en 2015 – et l’invasion de la ville de Ben Guerdane en mars 2016. D’autre part, la signature, trois mois avant notre installation, d’un accord contraignant avec le FMI. Nous devions aussi prendre en compte les objectifs assignés par les accords de Carthage.

L’équilibre budgétaire n’est pas atteint, le chômage avoisine toujours 15 %, l’inflation, 8 %… Quels sont les objectifs économiques que vous avez atteints ?

La feuille de route qui m’a été présentée en 2016 comptait six points : gagner la guerre contre le terrorisme, lancer la lutte contre la corruption, réduire les déficits publics, relancer la croissance, organiser les élections municipales et mettre en place les collectivités locales. Nous avons atteint plusieurs de ces objectifs.

En 2016, la Tunisie a accueilli 5,5 millions de touristes, cette année nous en accueillons 9 millions. En 2016, la quasi-totalité des pays européens avait émis des restrictions de voyage sur la Tunisie, aujourd’hui presque aucun n’en émet. C’est un signe que la sécurité est de nouveau garantie en Tunisie. Cela a entraîné une reprise de l’investissement et du tourisme.

En matière de lutte contre la corruption, nous avons mené une opération mains propres. J’ai même proposé une loi pour obliger les candidats à la présidentielle à présenter un bulletin numéro 3 [un extrait de casier judiciaire], un quitus fiscal et une déclaration de patrimoine. Malheureusement, le texte n’est pas passé.

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