Politique

François Bozizé : « Tout ce que l’ONU veut, c’est me sanctionner, pas m’écouter »

François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance en janvier 2012. © Vincent Fournier/Jeune Afrique/JA

François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance en janvier 2012. © Vincent Fournier/Jeune Afrique/JA © Vincent Fournier/JA

Le mandat d’arrêt international émis par la Centrafrique en 2013 donne peu de sueurs froides à François Bozizé, et pour cause : aucune autorité n’a cherché à l’appliquer ces six dernières années.

En revanche, un autre obstacle se dresse sur sa route : les sanctions onusiennes prononcées en 2014 (gel des avoirs et interdiction de voyager). Le ministère des Transports centrafricain a en outre interdit à toute compagnie aérienne de transporter l’ex-président sur son sol. Ce sont ces restrictions que l’intéressé doit à tout prix faire annuler.

Elles ne l’empêchent pourtant pas complètement de se déplacer. On l’a aperçu en 2018 à l’Union africaine, en Éthiopie, ou encore à Nairobi (Kenya), au Tchad ou au Soudan du Sud, où il a ses habitudes. Selon nos sources, il serait toujours titulaire d’un passeport ­sud-soudanais, comme l’avait écrit l’ONU en 2018.

Tout ce que l’ONU veut, c’est me sanctionner, pas m’écouter

Joint par Jeune Afrique, il nie cependant avoir pris quelque liberté que ce soit quant aux sanctions des Nations unies, dont il critique l’action en Centrafrique. « Tout ce que l’ONU veut, c’est me sanctionner, pas m’écouter », regrette-t-il. À chacun de ses interlocuteurs, Bozizé fait d’ailleurs passer le même message : il est toujours l’une des clés de la sortie de crise.

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