Transport aérien

Tassili Airlines, le frère ennemi d’Air Algérie réduit la voilure

Un Boeing 737 de la compagnie Tassili Airlines.

Un Boeing 737 de la compagnie Tassili Airlines. © Wikimedia Commons CC BY-SA 2.0 Anna Zvereva

La compagnie, filiale de Sonatrach, a réduit ses liaisons et cherche à mieux se coordonner avec Air Algérie.

Créée en 1998, d’abord en joint-venture avec Air Algérie, cette filiale du géant national Sonatrach était au départ dévolue à la desserte des sites pétroliers et gaziers algériens, au profit des personnels de l’entreprise.

Mais les appareils n’étaient exploités qu’à 30 % de leur capacité. Tassili a décidé depuis 2013 de mettre ses appareils sur des lignes régulières domestiques et internationales pour le grand public, venant ainsi voler sur les plates-bandes d’Air Algérie. La compagnie (23 appareils), également publique, avait même un temps envisagé de se lancer en direction de l’Afrique subsaharienne.

Ce sont aujourd’hui des rumeurs de fusion avec Air Algérie et de retrait de Sonatrach qui circulent, alors que les vols vers Paris et Marseille ne sont plus proposés à la vente depuis quelques mois. En interne, on évoque un manque de rentabilité des lignes internationales. Son réseau, qui s’était un moment étendu à Istanbul, Rome et Milan, s’est rétréci à la desserte de Strasbourg (depuis Alger, Oran et Constantine) et de Nantes. La configuration de certaines cabines destinées aux pétroliers n’aide pas à la rentabilité sur les vols réguliers. Tassili a signé un partenariat avec Air Algérie en février pour une meilleure coordination des vols.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte