Dossier

Cet article est issu du dossier «Niger : passage de témoin»

Voir tout le sommaire
NIGER TELECOM
Tourisme

Niger – Ahmet Botto, ministre du Tourisme et de l’Artisanat : « Les Européens reviennent peu à peu »

Ahmet Botto, ministre nigérien du Tourisme et de l’Artisanat.

Ahmet Botto, ministre nigérien du Tourisme et de l’Artisanat. © TAGAZA Djibo

Ahmet Botto, ministre nigérien du Tourisme et de l’Artisanat, répond aux questions de Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Qu’a apporté à votre pays l’organisation à Niamey de la conférence de l’Union africaine en juillet ?

Ahmet Botto : Nous sommes très fiers d’avoir pu montrer notre capacité à organiser un tel événement. Et pour ce faire, nous nous étions préparés. Niamey bénéficie désormais de nouvelles infrastructures aéroportuaires, hôtelières et routières, tout cela dans un environnement assez sécurisé… La tenue de cette conférence devrait également avoir pour conséquence de booster notre tourisme d’affaires.

La plupart de nos visiteurs sont originaires du continent

L’instabilité des pays voisins a-t-elle un impact sur le tourisme au Niger ?

Nous enregistrons une réelle augmentation du nombre de visiteurs. Entre 2009 et 2017, le nombre de passagers ayant transité par l’aéroport international Diori-Hamani a plus que doublé, pour passer à 164 437 personnes. Et cette tendance se maintient, parce que Niamey s’est imposée comme une ville sûre pour l’organisation de conférences en tous genres.

Nous avons donc décidé de moderniser l’aéroport pour développer sa capacité d’accueil. La plupart de nos visiteurs sont originaires d’autres pays du continent. En 2018, environ 105 000 Africains, 40 000 Européens et 15 000 Asiatiques sont entrés au Niger, dont beaucoup d’hommes d’affaires et de travailleurs humanitaires.

Ce ne sont donc pas des touristes à proprement parler…

Certes, depuis 2010, nous avons dû faire face au déclin progressif du tourisme international, à cause notamment de la guerre contre les groupes terroristes au Sahel. Le tourisme communautaire [géré par la population locale] a subi de plein fouet cette crise sécuritaire, mais nous avons de bonnes raisons d’espérer des jours meilleurs. Notre culture, notre artisanat ou encore nos paysages sont très riches.

Le Ténéré continue de fasciner le monde entier

Certes, le Niger figure en partie dans la zone rouge du ministère des Affaires étrangères français, et cela ne joue pas en notre faveur. Mais, grâce à nos efforts en matière de sécurité, nous avons constaté, chaque année depuis 2016, le retour, encore timide mais bien réel, des touristes européens. Ils se rendent notamment dans le Nord, du côté d’Agadez, qui était autrefois l’une des zones les plus visitées, notamment pour voir le Ténéré, le « désert des déserts », qui continue de fasciner le monde entier. Nous y développons prudemment des convois touristiques, avec une protection militaire discrète.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte